Yolande Moreau et Lucie Debay en costumes pour Stéphane Brizé

Jeanne du Perthuis des Vauds est une femme hypersensible, trop protégée et en quête d’absolu, incapable de faire face à la brutale réalité du monde. Élevée dans un cocon, elle ne voit pas que son mari la trompe et seule, elle ne parvient pas à éduquer son propre fils qui signera sa ruine.

Une vie raconte son existence entre sa dix-huitième et sa quarante cinquième année dans la Normandie de la première moitié du XIXe siècle.

C’est l’histoire d’un deuil impossible, celui du paradis perdu de l’enfance. C’est surtout l’histoire de la fin d’une époque.

 

Adapté du roman éponyme de Guy de Maupassant, Une vie est le nouveau film de Stéphane Brizé responsable d’un des plus beaux films d’amour qui soit, Mademoiselle Chambon, mais aussi de quelques longs métrages plus âpres et engagés comme Quelques heures de printemps (photo), qui traitait du droit à mourir dans la dignité ou La loi du silence, sélectionné au dernier Festival de Cannes.

Trois films avec son comédien fétiche, Vincent Lindon.

 

 

Pour cet opus en costumes qu’il tourne entre Pont-L’Évêque et Lisieux, Stéphane Brizé a fait appel à un nouvel acteur, Jean-Pierre Darroussin, et à Judith Chemla pour incarner le rôle principal.

Autour de lui deux formidables actrices belges : Yolande Moreau et Lucie Debay, lumineuse héroïne de Melody qui vient d’être sélectionnée dans les révélations 2015 du cinéma français, potentielle candidate donc au César du meilleur espoir féminin.

 

 

À leurs côtés, des comédiens comme Swan Arlaud (Ni le ciel, ni la terre, Baden Baden), Jalil Lespert (Post Partum), ou un autre Belge, Benoit Van Dorslaer (Insoumise)

 

« Comme un parfum entêtant, deux films m’accompagnent depuis le début de l’écriture », explique le metteur en scène :  « Elvira Madigan de Bo Widerberg et Les Hauts de Hurlevent d’Andréa  Arnold.

Les films de Widerberg et d’Arnold n’ont pas complètement à voir avec le mien, ce sont des passions amoureuses, mais il y a entre tous ces personnages une idée commune d’absolu. Le film d’Andréa Arnold traduit aussi très justement le travail d’ellipse auquel je veux arriver. Il y a de la brutalité dans ses ellipses, cela dynamise incroyablement le récit, nous fait passer rapidement d’un état à un autre, on ne s’appesantit pas, et c’est l’accumulation des scènes qui créent l’émotion, pas nécessairement la scène en elle-même. »

 

Chose inhabituelle, Une vie est tourné en trois séquences temporelles : la première a eu lieu à la fin de l’été, la deuxième est en cours et la troisième se déroulera début 2016. Pour un total de 55 jours.

Le film sera terminé pour le mois de mai. Tiens, tiens… n’y aurait-il pas un festival à ce moment-là ?

 

Quelques images du tournage sont à voir sur la chaîne youtube de Ouest France

 

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