Thomas Doret : petit homme deviendra grand !

Le Festival du film de Locarno a débuté hier. Pas de long métrage belge à l’affiche (on les découvrira à Toronto, Angoulême, Namur et Montréal cette année), un seul court (Peau), mais une autre source de satisfaction : le retour de Thomas Doret sur grand écran, dans un court, Le petit Homme.

 

 

Le gamin au vélo des frères, revu à Cannes dans Renoir, puis dans le court métrage Sacré Charlemagne d’Adrien François attend patiemment qu’un réalisateur lui repropose un rôle très consistant dans un nouveau long. Pour l’instant, on a le droit de trouver ça râlant, Thomas souffre un peu du syndrome Erika Sainte : un Magritte du meilleur espoir après une prestation époustouflante, puis une valse-hésitation des cinéastes et producteurs.

 

 

Pas de panique pourtant : on sait que le talent finit en général par payer. Après un an de tergiversations, Erika (Elle ne pleure pas elle chante) a enchaîné les beaux rôles très différents cette année (Sauvez Wendy, Brabançonne, You’re ugly too) et Thomas, toujours impeccable, suivra sans doute la même voie.

 

En attendant, il continue d’associer sa passion pour les écrans, un parcours scolaire sans faille (il a bouclé ses secondaires et s’embarque vers de nouvelles aventures) et les arts martiaux, où il excelle : il est première dan de karaté. Trois chemins qu’il arpente avec un égal bonheur. Mens sana in corpore sano.
Même si on aimerait le suivre dans un projet au long cours, bâti autour de lui, n’exagérons pas : on n’est pas complètement sevré de Thomas, non plus. On devrait bientôt le voir sur Arte dans la série Paris, puis sur France Télévision aux côtés de Thierry Lhermitte dans une autre série française extrêmement attendue puisqu’elle est réalisée par l’infaillible Hervé Hadmar (Les Oubliées, Pigalle la Nuit, Signature,…), Les Témoins.

 

Côté grand écran, on le retrouvera dans Trois Cœurs avec Benoit Poelvoorde à la prochaine Mostra de Venise (coproduit par les Films du Fleuve, des fidèles) et donc à Locarno dans un court métrage dont il est la tête d’affiche, Petit Homme.

 

 

Tourné pendant les vacances de Noël 2013 dans le village de Gouvieux, plus précisément dans l’internat de l’afase, Petit Homme est le nouveau court-métrage du cinéaste français, résidant en Suisse, Jean-Guillaume Sonnier.

En trente minutes chrono, le film plonge dans la vie d’un apprenti jockey. Fasciné par un de ses camarades à peine plus âgés que lui, il couvre ses fugues nocturnes hors du centre de formation.

Dans ce cadre, le réalisateur explore les interrogations des garçons sur leur avenir, leur apparence, et leurs relations aux autres, mais aussi les questions liées au corps, à l’adolescence et à la norme qui nous façonne et nous détermine.

Pour mener à bien son projet, il s’est appuyé sur un mélange d’acteurs jeunes, mais professionnels et d’adolescents qui, jusque-là, n’avait jamais évolué devant la caméra. Le défi étant de brouiller les cartes et d’empêcher le spectateur de distinguer qui appartient à quel groupe.

 

Locarno n’est que la première étape du parcours en festival de Petit Homme. Mais la prestigieuse manifestation suisse devrait permettre à Thomas de refaire parler de lui dans les médias…

La preuve 😉

 

 

 

 

 

 

 

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