Serge de Poucques, le producteur prend la plume

La société belge de production, Nexus Factory a le vent en poupe. Elle vient de sidérer le petit monde du cinéma belge en coproduisant coup sur coup trois succès du box-office français : La famille bélier, Les souvenirs et Papa ou Maman.

Cerise sur le gâteau, Nexus est même directement à la base du dernier d’entre eux. Classe !

Ce phénomène étonnant et a priori unique dans les annales nous a interpellés : nous le scruterons en profondeur dès la semaine prochaine, car la liste des films à sortir en salles dans lesquels sont impliqués Serge de Poucques et Sylvain Goldberg est juste hallucinante.

Et on ne vous parle même pas encore des longs métrages tapageurs dont le tournage est en cours ou sur le point de débuter.

 

Comme si leur hyperactivité professionnelle ne suffisait pas à leur bonheur, les deux producteurs sont aussi des artistes….pas du tout frustrés : tous deux exercent en parallèle un art qui les comble et grâce auquel ils récoltent un autre type de reconnaissance.

En plus d’être producteur, Sylvain Goldberg est musicien et compositeur. Mais vous le savez déjà si vous avez vu sur notre site cette petite vidéo uploadée il y a quelques mois (sinon, elle est ici)
Vous découvrirez dans un prochain article que sa cote est en train de grimper dans le milieu.

 

Serge de Poucques, à l’avant-première de Dead Man Talking (épique Cinevox Happening en 2012), entre Sylvain Goldberg et Patrick Ridremont.

 

Mais actualité oblige, c’est vers son acolyte, Serge de Poucques, que nous braquerons d’abord nos projecteurs. Serge, c’est le grand garçon du duo, le plus timide des deux, le plus à cheval sur les chiffres… et les lettres.
On sera donc peu surpris d’apprendre que lorsqu’il a un peu de temps libre, il lit… et il écrit.

Un film (produit par Nexus, ça va sans dire) naîtra très prochainement de son travail, mais c’est au théâtre que son présent se situe.

Depuis ce 24 février, et jusqu’au 4 avril, se joue au Théâtre du public sa première pièce: Casanova, ma fuite des plombs.

 

« J’ai toujours écrit », confirme Serge. « Ma rencontre avec Sylvain vient d’ailleurs de l’écriture. Mais une pièce comme celle-là, ne peut pas s’écrire à 20 ans. J’ai attendu d’avoir la maturité suffisante pour m’y attaquer. Je suis exigeant avec les autres et aussi avec moi-même: je voulais avoir quelque chose d’original et de fort à proposer avant de me lancer. C’est d’ailleurs la toute première fois que je soumets une pièce à des professionnels.

 

Le premier coup de fil date d’il y a deux ou trois ans. J’ai rencontré les gens du Public via Michelangelo Marchese qui était emballé et avait envie de jouer le rôle principal.

J’ai eu de longues discussions avec Michel Kacenelenbogen, le metteur en scène pour lui expliquer très précisément ma vision du personnage.

 

Beaucoup de gens confondent Casanova et Don Juan, mais le second est un personnage de fiction et le premier, une personnalité réelle qui est très loin de se limiter à cette image d’Epinal du « plus célèbre libertin du XVIIIe siècle ».

 

À travers ma pièce, je voulais faire découvrir un Casanova  méconnu, jeune, philosophe érudit, séducteur dans la force de l’âge.

Un esprit libre dans un corps libre.

 

Je me suis inspiré à la fois des 3600 pages « d’histoire de ma vie » qu’il écrira, à la fin de sa vie, dans château en Bohème pour tuer l’ennui. Et oui, je les ai toutes lues. Avec un énorme plaisir.
Mais également également des dialogues philosophiques de Casanova, écrits à la façon de Voltaire. Des écrits qui m’ont profondément marqué.

 

Voir son texte prendre forme, incarnés par des comédiens est un plaisir incroyable pour un auteur. Pour moi, c’est tout nouveau. C’est d’autant plus passionnant. Ma vision a été comprise et j’aime beaucoup la mise en scène : l’esprit, l’humour, la sensualité de Casanova sont parfaitement bien rendus. »

 

 

Casanova, Ma fuite des plombs réunit Michelangelo Marchese, Jean-Michel Balthazar (Je suis à toi), Toussaint Colombani, Sandrine Laroche, Mathilde Rault (Être), François Sikivie et Sarah Woestyn dans la salle des voûtes du théâtre du Public… là où Charlie Dupont et Tania Garbarski ont proposé Tuyauterie en début de saison.

Une salle qui porte bonheur, surtout aux spectateurs.

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