Raymond De Groodt ou Stéphane Devos?

Le week-end dernier, Aurélie Filipetti, ministre française de la Culture s’est rendue au festival du Mot de La Charité qui fêtait ses dix ans. Elle en profité pour remettre le prix Raymond Devos au Belge qui affole le PAF, Stéphane de Groodt.

 

Récompenser un artiste « dont l’œuvre ou l’action contribue au progrès de la langue française, à son rayonnement et à sa promotion », voilà l’objet du prix Raymond Devos, imaginé en 2003. Depuis sa création, des amoureux de la langue comme François Morel, Jean-Louis Dabadie, Guillaume Gallienne ou François Rollin ont été distingués. Seuls autres Belges épinglés: … les frères Taloche. C’était en 2005.

Comédien, jongleur stylistique, pyromane linguistique, Stéphane de Groodt est devenu la coqueluche des médias français en réinventant la langue française et la discipline éculée du calembour dans des chroniques de plus en plus prisées sur Canal + et France Inter.

Sa marque de fabrique? Un humour absurde, des carambolages littéraires, un débit de mitrailleuse hystérique et un léger accent pour pimenter le tout et rappeler à celui qui l’aurait oublié que oui, il est belge et fier de l’être.

 

Dans le même temps, on a aussi appris que Stéphane avait décidé de quitter le Supplément, sur Canal+ qui bénéficiera en cette fin de saison d’un prime prestigieux sur la chaîne cryptée. Déjà réalisateur d’un court métrage avec François Berléand dans le rôle principal (Palais de justesse), il souhaite à présent se consacrer à l’écriture d’un long.

 

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