Philippe Reynaert quitte le quai

Dernier arrêt en gare pour Philippe Reynaert, en tant que chef de train du magazine Cinéstation ! Et désignation d’une nouvelle conductrice : Cathy Immelen.

 

En décembre 1982, Philippe Reynaert, qui était alors rédacteur en chef du magazine de cinéma « Visions » (dans lequel officiait épisodiquement votre serviteur), fait ses premiers pas devant les caméras de la RTBF à la présentation du Ciné-Club de Minuit.

Il partage l’antenne avec les speakerines Micheline Michael, Claudine Brasseur, Sylvie Rigot ou Dominique Wathelet. Par la suite, c’est au sein du JT2 que seront lancés les films de cette case pour cinéphiles qui permet au public belge de découvrir notamment les films encore inédits d’Emir Kusturica.

 

Une personnalité plus sympa? C’est… illégal ! [inauguration du PIL]

 

En 1988, changement de cap pour « l’homme aux lunettes blanches ». C’est en radio, avec Jean-Pierre Hautier, qu’il va présenter une rubrique hebdomadaire consacrée aux films diffusés sur le petit écran. En septembre 89, c’est au tour de Bruxelles 21 de proposer une rubrique « Lunettes blanches sur la publicité » qui entraînera, deux années de suite, un marathon créatif diffusé en direct sous le nom de « Nuit de la Pub ».

 

Avec Dany Boon pour les 10 ans de Wallimage

 

En septembre 94, c’est le grand retour en télé de Philippe Reynaert. D’abord dans le JT Soir de Paul Germain, avant la création en septembre 95 de « TéLéCiNéMa », une émission hebdomadaire produite par Yves Crasson et Monique Dodémont que Philippe coprésente avec Bernard Polet. Des dizaines d’invités vont défiler sur le plateau (de Philippe Noiret à Gina Lollobrigida en passant par Bertrand Tavernier ou Paul Verhoeven) et des centaines de films seront analysés dans une bonne humeur qui laissera des traces dans les bêtisiers…

 

Avec son ami et homologue Pierre Drouot, le patron du VAF

 

En décembre 2000, Philippe Reynaert devient directeur de Wallimage, le fonds wallon de soutien au cinéma. D’autre part, avec la productrice Anne Hislaire, il crée « L’envers de l’écran », une émission d’entretiens monographiques consacrée aux réalisateurs et acteurs belges.

 

C’est Jaco Van Dormael qui essuie les plâtres en décembre 2003. Suivront Natacha Régnier, Benoît Mariage, les frères Dardenne… Prévue pour durer deux ans, cette émission mensuelle va surfer sur l’explosion des talents en Belgique et durer, finalement, jusque fin 2009. Il faut dire qu’à son lancement, les noms de Joachim Lafosse ou de Bouli Lanners étaient encore totalement inconnus des cinéphiles !

 

Avec Michael R. Roskam, le réalisateur de Rundskop

 

L’équipe va enfin plancher sur une émission intégrant un plateau critique. Ce nouveau défi, c’est le magazine « Cinéstation », réalisé par Philippe Kempen. Philippe Reynaert est entouré d’un casting de jeunes critiques parfaitement complémentaires : Cathy Immelen, Juliette Goudot, Alain Lorfèvre et Domeniko La Porta. Après deux saisons, l’émission mensuelle devient bi-mensuelle.

 

Aujourd’hui, « l’homme aux lunettes blanches » a choisi de passer la main, et c’est Cathy Immelen qui reprend le flambeau. Mais Philippe ne disparaît pas tout à fait. En effet, il proposera pour « Cinéstation », des capsules consacrées à ces films qui se tournent près de chez nous…

 

 

Source RTBF – toutes les photos par Philippe Pierquin

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