Le MoMa de New York accueille le travail de la réalisatrice belge Caroline Strubbe

Caroline Strubbe est la première représentante d’une nouvelle génération de réalisateurs belges flamands dont le travail est mis à l’honneur au prestigieux Museum of Modern Art de New York (MoMa).

A partir du 2 juillet, ses deux premiers films, Lost Persons Area et I’m the same I’m an other y seront projetés quotidiennement. La réalisatrice et son producteur Tomas Leyers seront à New York pour la première présentation.

 

 

‘Caroline Strubbe est une voix que je n’ai pas encore entendue précédemment’, explique Dave Kehr du Département Cinéma du MoMa. ‘Une voix intimiste, détaillée et réaliste presque jusqu’au tangible et en même temps énigmatique, élusive et respectueuse du côté mystérieux des gens et des endroits. Je suis fier et honoré de pouvoir présenter ces films exceptionnels au public new-yorkais.’

 

 

‘Je continue d’être fascinée par le fait qu’un film aussi minimaliste que I’m the same I’m an other, basé sur des souvenirs personnels, soit accueilli au sein d’une institution artistique telle que le MoMA,’ commente Caroline Strubbe. ‘Cela me conforte dans l’idée que l’on peut encore reconnaître l’authenticité. Je suis heureuse de cette reconnaissance, mais pas uniquement pour moi-même, également pour tous les cinéastes et créateurs de films qui choisissent une voie originale en faisant fi des modes et sans compromis.’

 

 

Lost Persons Area a été présenté en première mondiale à Cannes en 2009 à la Semaine de la Critique, où il a également remporté le prix SACD du Meilleur Scénario.

 

Le film tourne autour d’un couple qui vit un amour passionné et charnel dans une baraque de chantier au milieu d’une plaine traversée d’immenses pylônes haute tension. Tandis que Bettina aspire à une vie plus conventionnelle, loin des fourneaux de la cantine des ouvriers, leur fillette de 9 ans, Tessa, solitaire, s’occupe en ramassant des objets inattendus, petits bouts de rien qu’elle collecte à l’école buissonnière. Leur vie prend un nouveau tournant lorsqu’un ingénieur hongrois les rejoint sur le chantier. Contre toute attente, sa venue providentielle amène un nouvel équilibre à leur existence. Mais un tragique accident vient bouleverser les rêves de bonheur de cette famille en quête d’idéal.

 

 

Le second tableau de la trilogie de Caroline Strubbe, I’m the same I’m an other, a été présenté en première mondiale l’an dernier au Festival International du Film de Toronto. Il faisait partie du programme Wavelengths qui fait la part belle aux films audacieux et visionnaires qui donnent une dimension supplémentaire au concept de cinéma.

 

I’m the same I’m an other relate le voyage intérieur d’un homme et d’une petite fille en fuite. Alors qu’ils sont sur le ferry qui les emmène en Angleterre, les traces d’un passé commun surgissent – un passé teinté de perte et de chagrin. Ils finissent par s’installer en secret dans un petit appartement en bord de mer. Vivant au jour le jour, ils explorent les sentiments l’un de l’autre. Le deuil les unit, mais cette dépendance est-elle bénéfique, pour eux et pour le reste du monde ?

 

Les rôles principaux de Lost Persons Area sont interprétés par Zoltan Miklos Hajdu, Kimke Desart, Sam Louwyck et Lisbeth Gruwez. La photographie est signée Nicolas Karakatsanis (Rundskop, Violet, The Loft, The Drop). Hajdu et Desart ont repris leurs rôles dans I’m the same I’m an other, dont l’image est de David Williamson et le montage de David Verdurme. Albert Markos a composé la musique originale des deux films.

 

 

Les deux films ont été produits par Tomas Leyers de Minds Meet, la maison de production qui a également produit des films d’auteur tels que Petit bébé Jesus de Flandr (En waar de sterre bleef stille staan) et Blue Bird (Gust Van den Berghe), Welcome Home (Tom Heene) et Violet (Bas Devos).

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