Marie Gillain et Sandrine Bonnaire au couvent avec Anne-Marie Étienne

Laure n’en peut plus de la vie. Elle vient de perdre son fils de 6 ans et n’a plus le courage d’affronter le quotidien. Désabusée, à bout de force, elle arrive dans un couvent où elle a bien l’intention de fuir le monde.

Dans l’enceinte de cet établissement, elle rencontre des femmes qui vivent sur un autre rythme selon un autre mode de vie. Des femmes qui sont ouvertes à l’autre et bienveillantes. Des femmes qui vont l’aider à se reconstruire, peut-être. Parmi celles-ci, sœur Jeanne, qui va devenir sa confidente, une véritable amie.

 

Alors que Sous le Figuier, son précédent film ne sortira en Belgique que le 12 juin, Anne-Marie Étienne prépare déjà son nouveau long métrage. La réalisatrice belge (qui vit en France) a peaufiné un scénario qu’elle envisageait de tourner depuis des années. Elle le fera en Belgique pendant 38 jours, dès la fin de l’été, dans un monastère wallon qui reste encore à déterminer.

 

 

Le sujet est alléchant et le scénario qu’elle en a tiré est même bouleversant. Autre grande nouvelle : pour incarner ces femmes qui nourriront cette histoire intime de renaissance et de reconstruction, la réalisatrice a frappé très fort.

 

 

Portée sans doute par sa réputation d’excellente directrice d’acteurs, elle va réunir son amie Sandrine Bonnaire et Marie Gillain. Les deux comédiennes n’ont pas encore tourné ensemble, mais elles ont néanmoins un point commun : toutes deux ont merveilleusement servi l’univers de Philippe Lioret. Une référence à laquelle on ne peut pas ne pas penser ici. Prenez la Sandrine Bonnaire de l’Équipier (photo ci-dessus), discrète et lumineuse, et Marie Gillian, déchirée, mais combative, dans Toutes Nos Envies (photo ci-dessous) et imaginez le formidable duo qui pourra transcender les mots pour nous arracher les larmes.

 

Pour Sandrine Bonnaire, il s’agit d’un retour sur l’écran, elle qui en était absente depuis presque quatre ans. La dernière fois qu’on l’a vue, c’était dans La Joueuse qui a connu un succès assez mitigé malgré sa plaisante singularité. Ensuite, elle s’est consacrée à la réalisation de son premier film de fiction, j’enrage de son absence où elle dirigeait William Hurt (ex-monsieur Bonnaire) et Alexandra Lamy, un drame qui fut présenté au Festival de Cannes 2012. Depuis quelques mois, Sandrine Bonnaire tourne dans le nouveau film choral de Claude Lelouch, Salaud, on t’aime avec notamment Johnny Halliday, Eddy Mitchell et Isabelle de Hertogh. Elle est aussi annoncée à l’affiche d’Orage, aux côtés de Samier Guesmi (encore un très joli scénario).

 

 

Marie Gillain dont on attend toujours Landes est actuellement au Chili où elle joue dans Mirage d’Amour avec Fanfare le premier long métrage de notre compatriote Hubert Toint. Elle enchaînera ensuite avec un tournage en Normandie puis avec cette plongée dans le silence et la paix des couvents.

 

Parmi les autres actrices qu’on devrait retrouver au générique, notons Gisele Casadesus qu’Anne-Marie Étienne a adoré diriger dans Sous le Figuier et de Jacqueline Bir, très connue pour ses prestations au théâtre, en Belgique et en France.

 

Tu l’appelleras Jeanne sera le quatrième long métrage d’Anne-Marie Étienne après Tôt ou Tard, Si c’était Lui (son plus gros succès jusqu’à présent) et Sous le Figuier. Il sera produit en Belgique par Scope Pictures. Ce sera d’ailleurs le premier film majoritaire belge de la société de Rixensart en tant que coproducteur délégué.

 

Bientôt dans un grand écran Cinevox? Sans doute !

 

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