Les courts-métrages belges en force à l’OFF-Courts

Bienvenue à Trouville, nichée dans le département du Calvados, à l’embouchure de la Touques, en face de Deauville (merci Wikipedia).

Trouville, sa plage et son festival de cinéma qui se déroule presque en même temps que celui de son voisin dédié au cinéma américain (même pas peur), et se concentre, durant neuf jours, sur les courts métrages.

Pont de création entre deux continents avec une programmation articulée autour de la relève en cinéma, en musique, en arts visuels et en nouveaux médias de France et du Québec, le Festival Off-courts est une manifestation prisée dans le réseau des festivals de courts-métrages.

 

 

Depuis sa fondation en 2000, l’événement accueille une délégation toujours croissante de professionnels de l’audiovisuel. Axé sur une relation forte entre France et Québec, il est devenu une plate-forme internationale tournée vers les jeunes créateurs émergents de toutes disciplines artistiques.

Il réunit chaque année des artistes de nombreux pays pour des Laboratoires de création numérique. C’est aussi un Marché international du film court parmi les plus importants.

 

Pour cette 14e édition qui débute aujourd’hui et se terminera le 14 septembre prochain, la programmation, essentiellement franco-québécoise, fera néanmoins la « part belge » à notre cinéma : une joie brochette de courts-métrages bien de chez nous ont été sélectionnés.

 

 

En compétition officielle Europe et francophonie, on retrouvera Electric Indigo de Jean-Julien Collette. Indigo est une jeune fille au parcours peu banal : elle grandit au sein d’une famille composée de deux pères hétérosexuels, Ruben, l’Espagnol et Tony, l’Américain, unis par les liens du mariage non charnel, qui ont choisi d’élever ensemble leur fille, fruit d’une mère porteuse. Mais lorsque celle-ci décide de récupérer de plein droit Indigo, les choses se compliquent… Le film, produit par Cookies Films, est porté par Christelle Cornil, Tony Denman, Ruben Tomas, Jean Collette et Margot. Jusqu’ici, il a déjà participé à douze festivals et remporté trois prix. Pas mal.

 

 

Ingrid fait son cinéma donne pour sa part dans l’humour décalé… mais réaliste. Produit par Films Films Productions, il nous plonge dans le quotidien d’Ingrid, réalisatrice, qui… attend la réponse de la commission de sélection pour le financement de son prochain film !  Haha. Beaucoup de cinéastes belges risquent de s’y reconnaître.
Ingrid Heiderscheidt  y apparaît aux côtés de Laurent Capelluto et Nicole Colchat. Sa réalisatrice la Bruxelloise Véronique Jadin a déjà deux courts à son palmarès: En fanfare en 2009 et Comme des Héros en 2011. Elle travaille actuellement sur son premier long.

 

A Trouville, on découvrira aussi Benoît Van Dorslaer et Serge Swysen dans War Room, premier court métrage réalisé par le comédien Thomas Stuyck (Supercondriaque, The Zig Zag Kid, La Chance de ma vie) et Adrian Petrache.

 

 

Les deux derniers courts seront projetés hors compétition.

Il s’agit d’abord de Bowling Killers de Sébastien Petit produit par La boîte noire Productions, un film qu’entre le BIFFF, Cannes et Trouville on croise assez souvent cette année.  L’histoire de Tony et Simon, champions de bowling par passion et tueurs à gage par nécessité. Il faut bien vivre, madame. Un soir avant de disputer un match très important, ils doivent honorer un contrat. Ce qui devrait être une simple exécution sommaire se transforme rapidement en règlement de compte surréaliste sur fond de crispations communautaires. Tourné en caméra subjective, ce court-métrage de 9 plans-séquences nous plonge dans les yeux de la victime mise face à ses deux bourreaux interprétés par Steve Driesen et Gerald Wauthia. Un délire conseillé à tous ceux qui aiment Pulp Fiction, Fargo ou The Big Lebowski. Servi avec une dose de surréalisme belge en plus.

 

 

Ma forêt, enfin, est réalisé et produit par Sébastien Pins, toujours étudiant à l’IAD au moment des faits. Il nous plonge dans le bois d’Ereffe du côté de Marchin sur les traces du jeune Benjamin Gruslin (3 ans). Ce docu-fiction rythmé par la voix-off d’Alexandre Von Sivers et une bande originale très soignée de Quentin Dujardin a déjà remporté quelques prix en festival : un United Nations Award aux États-Unis, au festival international du film de forêts, le prix du public au Festival du Film Environnemental 2013 de Poitiers (FR), le prix du Jeune Public au festival « Rencontres Cinéma Nature » (FR) et une mention honorable au Film Festival for Peace, Inspiration and Equality (ID). Il a également été sélectionné au prestigieux Festival Reel Earth en Nouvelle-Zélande.

Et si vous n’êtes pas à Trouville ou dans les environs, pas grave, il est visible ICI. C’est cadeau

 

 

 

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