L’effet Nous Quatre

Nous Quatre est un film à part. On l’a écrit, tous ceux qui l’ont vu le disent. Une surprise, une bouffée d’air frais. Les standing ovations qui ont ponctué chaque avant-première ne sont pas tombées sur ciel. Le film de Stéphane Hénocque touche le spectateur en plein cœur et tout le monde a l’air d’accord : l’émotion ressentie pendant la projection écrase toute velléité de distance et d’analyse rationnelle. N’est-ce pas ce qu’on appelle « la magie du cinéma » ?

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Kerbush (La trêve) résumait parfaitement cet état d’esprit après la séance bruxelloise à l’UGC de Brouckère : « J’ai adoré. C’est très profond, c’est très simple. C’est plein de défauts, mais en même temps tout est excusé tout de suite. Comme dans la vraie vie, quoi. »

 

 

Parfois les avis ne s’échangent pas en live juste après la séance, mais par message privé. Un formidable acteur belge nous a envoyé ce témoignage bouleversant après la séance namuroise. Modeste et pudique, il accepte que nous publiions ce mot, mais sans le citer, car il estime que c’est le film qui doit être mis en valeur, pas lui.

 

« J’étais à la projection de  » Nous quatre  » à Namur. Les cocktails d’après séance n’étant pas mon truc ( j’ai tout de même une foutue réputation d’homme des bois à défendre ) , je tenais tout de même à m’exprimer un peu au sujet de ce film . Résumé en une petite phrase cela donne  » j’ai aimé « . Tout sauf le titre , cela aurait dû s’appeler  » Nous quatre +1  » Ce  » 1  » étant chaque spectateur accompagnant les  » quatre  » tout au long de du voyage, de Liège à Namur , de Chêvremont à Nisramont et de Bruges à Ostende nous sommes avec eux . Nous partageons les pleurs , les rires , les peurs , colères et mêmes les odeurs corporelles ! De retour vers chez moi ( j’habite entre Liège et Namur ) je me demandais ce qu’étaient devenus Pierre, Benoit , Guy et Michel mes amis d’enfance que je n’ai plus vus depuis trente ans . Venait également à mon esprit le fait que par maladresse, timidité ou toute autre mauvaise excuse , je n’avais pas ou plus dit depuis longtemps  » je t’aime  » à des personnes qui comptent pourtant beaucoup pour moi  . Avant que nous ne soyons plus des vivants , il serait grand temps ! En attendant ,  par le biais de  » Nous quatre  » ( je rigolais , le titre est bien aussi ) j’ai passé une soirée où je me souviendrai d’avoir été traversé par l’agréable sentiment d ‘ aimer . Merci . »

 

Oui, Nous Quatre c’est ça. Exactement. Des gens nous ont avoué qu’après la projection, ils avaient envoyé des messages à des amis pour leur dire qu’ils les aimaient. D’autres nous ont expliqué deux ou trois jours après sa vision que le film avait modifié leur perception de l’essentiel. Rare, non ?

 

Sur le net, de nombreuses personnes ont publié de fort jolis témoignages. Réalisateurs, acteurs, quidam, journalistes, décideurs, ils ont tenu à soutenir Nous Quatre pour partager leur émotion. Ce petit florilège pour vous pousser à aller voir le film dès ce week-end car il ne peut absolument pas attendre. Si les spectateurs ne se ruent pas vers lui, il disparaîtra dans l’affreux trou noir qui absorbe trop de bons films ces temps-ci. Lisez ceci et mobilisez-vous !

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien Petit (réalisateur) – post Facebook

Parce que c’est un film touchant, frais, vivifiant, léger, drôle, parfois avec l’une ou l’autre petite longueur, mais tellement authentique, parce qu’il a été fait avec le budget café d’un long-métrage traditionnel, mais avec du cœur et des tripes, parce Stéphane Hénocque et son équipe frappent un bon coup de pied dans la fourmilière en prouvant que même des films faits avec seulement de la sueur et de la motivation peuvent exister en salle. Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, courez voir « Nous quatre » ! Maintenant !!! Et chapeau bas à Stéphane et toute sa magnifique équipe. Je vais paraphraser mon camarade Vincent Smitz : il y aura un avant et un après « Nous quatre » ! En effet 😀

 

Alizée Seny – sur son blog

(…) Loin du misérabilisme et de la mélancolie grise auquel le cinéma belge nous a habitués, Nous Quatre s’illustre par sa simplicité. En douceur, il se fraye un chemin jusqu’à notre cœur pour nous faire vibrer à l’unisson de ces personnages uniques incarnant à merveille notre si attachante jeunesse wallonne. On rit, on pleure, bref on passe un superbe moment d’émotion. Et lorsque l’écran s’obscurcit à la fin du film, on ressort de la salle un sourire inébranlable accroché à ses lèvres. C’est un pari inouï et réussi pour Stéphane Henocque et son équipe ; avec ce film sans budget, il arrive à nous emporter avec lui et ses personnages dans une histoire parfaitement maîtrisée. Si quelques défauts sont bien présents dès le départ, l’évolution se fait clairement ressentir au fil de ce premier film. Les plans s’illuminent, sont beaux et révèlent une réelle intelligence cinématographique doublée d’un amour incontestable de ce septième art. Au fur et à mesure que le film se dévoile et l’on assiste véritablement à l’éclosion d’un grand réalisateur. (…)

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Reynaert (directeur de Wallimage non impliqué dans N4) – Post sur Facebook après l’AP liégeoise

Phé-no-mé-nal ! En presque 40 ans de militantisme pro-cinéma belge, je n’avais jamais vu ça !!! Ce dimanche matin, Stéphane Henocque et ses amis présentaient au Kinépolis de Rocourt « Nous Quatre – Le Film« , une auto-production dont l’aventure a commencé il y a plus de 2 ans. Tenez-vous bien, à l’énergie et à la sympathie, cette incroyable bande d’enragés de cinéma a réuni pour cette avant-première dominicale 2.140 spectateurs PAYANTS (et 320 invités) ce qui fait plus en une matinée que pas mal de films belges en fin de carrière !!!
Et le film ? Vu ses conditions de production, il a les qualités de ses défauts : par moment bricolé par moment tellement beau, un peu naïf, mais franchement rafraîchissant, quelquefois déroutant, mais toujours sincère et parfaitement assumé. Pari réussi ! […biiiip J …] côté public tous les espoirs sont permis.

 

Michel Decoux-Derycke (journaliste) – Sur son blog

(…) Tout au long de l’année, je suis souvent déçu et catastrophé en voyant de mauvais films, bâclés, écrits avec les pieds, distribués dans les salles. Ici, nous avons un bon film belge, populaire, de qualité et enchantant le public.

 

Alexis Seny – sur son blog

(…) Bref, Nous quatre, c’est une « trajet-die » oscillant plus vers la comédie que le drame. Et la réussite est bien là, souriante, humaine, irréelle aussi. Et quel que soit le succès du film au regard du box-office, il s’agira moins de parler de succès d’estime que de succès inestimable.

 

 

 

 

 

 

Ingrid Heiderscheidt (actrice) – post sur Facebook

Film à voir! Et vite! On le sait, mais pas assez! Foncez dans les salles dès la première semaine, pliiiiizzzzz, pour faire vivre le film!

 

Yves Lobry (réal télé) – post sur Facebook

Une belle découverte d’un film belge francophone. Peu de moyens. De jeunes acteurs bourrés de talent. De magnifiques paysages. De l’humour, de l’émotion et au final une superbe amitié. Sortie demain dans quelques salles en Wallonie. Allez le voir et c’est très loin des films sociaux des Dardenne. Une belle preuve que l’on peut faire aussi de belles choses positives en Belgique.

 

Luc Saubain (professeur de philosophie) – Post sur Facebook

Si vous n’allez voir qu’un film en 2016…allez voir « Nous quatre »! Franchement un film magnifique! Dans 10 salles en Wallonie, précipitez-vous 🙂

 

Benoit Demazy (journaliste, professeur) – sur son blog

… Bien sûr, il (le film NDLR) est imparfait, le budget plus que serré se voit à l’écran de temps en temps (notez que l’inverse n’est pas toujours vrai: certains films coûtent 3 millions d’€ et l’on se demande parfois où est passé l’argent), mais ces petites imperfections sont peu de choses à côté de la sincérité et de la générosité du film, de son réalisateur Stéphane Hénocque et de ses quatre comédiens. Un film touchant, un film de potes sur l’écran comme sur la scène du cinéma, film émouvant toujours, mais drôle souvent également. Ah la scène du loueur de kayak!

 

 

 

 

 

 

 

Sylvestre Sbille (réalisateur et journaliste) dans l’Écho

« Nous quatre » pourrait bien constituer le meilleur film belge de tous les temps, pour peu qu’on le considère selon le ratio qualité/prix. Car ce véritable long-métrage – avec une histoire, des personnages, des rebondissements – a coûté à son producteur/réalisateur environ 4.000 euros. Alors bien sûr, le résultat sera qualifié par les esthètes de « film amateur ». Mais il nous prouve que l’amateurisme est également synonyme de qualités oubliées, qualités que le formatage économique tient souvent éloignées des salles obscures. À commencer par une saine audace…

 

 

 

 

 

 

On terminera avec le coup de coeur de Cathy Immelen dans son émission tellement ciné que vous pouvez regarder ICI (dès la 38e seconde).

 

Et maintenant, sérieux les gens, on file au cinéma !

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