Le Grand Soir : Punk-o-rama.

Le Grand Soir aborde sa deuxième semaine dans les cinémas belges. Et le moins qu’on puisse dire est que le film n’est pas passé inaperçu. La présentation à Cannes, accompagnée d’un photocall assez spectaculaire (photo ci-dessous) et couronnée par un prix du jury n’y est pas pour rien. Mais en Belgique, toute l’action promotionnelle autour du film a été une vraie réussite.

 

 

 

Rarement, chez nous, a-t-on vu un film lancé avec autant d’ardeur, d’audace et de dérision. Pour une fois, ce n’est pas le web qui a été réquisitionné pour la promotion. O’Brother qui distribue et promotionne le film en Belgique a opté pour ce qu’on appelle en marketing « the field activation ». De l’animation live sur site, à l’entrée des cinémas, dans les rues, jusque dans le Parc Royal où un apéritif urbain a été détourné du droit chemin par une horde de punks sans foi ni loi.

 

 

Enfin bon, n’exagérons pas quand même, car ces iroquois  bigarrés ne feraient pas de mal à une mouche. Comme Not dans Le Grand Soir. Grande gueule mais bon cœur et toujours une poignée de pins à nous offrir. O’Brother ne s’est pas trompé d’objectif en combinant le fond et la forme, en appuyant son action promotionnelle sur une démarche analogue à celle des réalisateurs, gentiment anars, bruyamment en révolte contre le système, prônant la solidarité et le contact plutôt que de virtuels engagements sans conséquence.

 

 

Sous l’œil narquois de Benoit Delépine, un des réalisateurs envoyés en Belgique pour promouvoir sa fable anar, des hordes de Bruxellois habituellement plus discrets se sont grimés pour participer à un de ces Apéros Urbains qui, il faut le dire pour les non-Bruxellois, sont devenus une institution dans la capitale.

 

 

Ces rendez-vous sont ouverts à tous, sans ligne directrice. Ce sont des événements à imaginer, à formater selon l’envie, à vivre à sa façon : on peut les concevoir  entre voisins, entre amis, entre collègues de travail. Sur une place, dans une rue, ou dans un parc donc, comme ce fut le cas pour annoncer la sortie prochaine du Grand Soir.

 

Sur place, beaucoup d’autochtones décidés  à faire la fête jusqu’à pas d’heure, mais aussi des personnalités du monde du ciné belge comme Stefan Liberski ou Jérémie Renier. Mention spéciale à Olivier Masset-Depasse (ci-dessous), le réal d’Illégal, finalement le plus punk de la bande. Même sans maquillage!

 

[Toutes les photos apero par Loïc Trooskens , photo de Cannes par Karl Joels]

 

 

 

 

 

 

Lire aussi : Anarchy in the Centre commercial

Punks not dead

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