L’agenda des sorties : films belges [13/11]

Quels sont les films à l’affiche? Ceux qu’on annonce?

Si vous voulez aller au  ciné ou planifier des sorties, voilà des questions existentielles qui doivent trouver une réponse rapide.

Pour y répondre, Cinevox propose désormais deux rendez-vous hebdomadaires, des articles qui seront régulièrement mis à jour, au fur et à mesure que de nouvelles dates viendront s’ajouter à notre calendrier.


Au menu: les films belges (chaque jeudi sur le site), mais aussi les coproductions et les films étrangers dans lesquels apparaissent des comédien(ne)s belges (en ligne chaque vendredi).

 

[Édition du 13 novembre 2014]

 

Le moins qu’on puisse écrire est que les sorties se succèdent au rayon films belges qui remuent du popotin. Après Welp, après Image, avant Waste Land le 26, voici Alleluia, quatrième long métrage de Fabrice Du Welz. Du film de genre qui dépote.

Laissons tous les clichés grincheux au vestiaire: le cinéma belge change de peau et c’est parfait ainsi !

 

 

Cet électrochoc a été largement évoqué hier sur le site où vous pouvez retrouver une critique, des photos de tournages, un papier sur le story-board, des interviews en vidéo, la bande-annonce, etc. Depuis novembre 2013, date à laquelle est sorti dans les salles le Cinevox n° 27 consacré au tournage (voir ICI), nous n’avons cessé de braquer les projecteurs sur cet opéra sanglant, onirique et perturbant.

 

Rappelons que comme Welp (Méliès d’argent, en course pour le Méliès d’or 2015), Alleluia a reçu son plus beau trophée au Festival de Sitgès. Le cauchemar de Fabrice Du Welz a carrément été distingué par le Méliès d’or du meilleur film européen de l’année 2014.

Ce prix n’est pas une plaisanterie. C’est une vraie référence puisqu’il oppose tous les films ayant triomphé pendant douze mois dans un des grands évènements continentaux comme le BIFFF ou le festival de Gerardmer.

Ce trophée prestigieux confirme la razzia réalisée au Filmfest d’Austin, Texas où Alleluia (produit par Vincent Tavier pour Panique) a remporté quatre des cinq récompenses attribuées aux meilleures œuvres fantastiques (meilleurs film, réal, actrice et acteur).

Un film radical, très esthétique, pas fait pour tout le monde donc, mais qui va avoir des fans irréductibles !

 

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L’attraction belge sur les grands écrans sera aussi événementielle avec le 2e week-end du doc. Pour sa première édition, en 2013, la manifestation avait proposé au public 82 projections de 67 documentaires belges francophones, dans 47 lieux de diffusion à Bruxelles et en Wallonie.

Cette année, il va encore un cran plus loin avec une programmation plus impressionnante : 135 projections de 100 documentaires dans plus de 80 lieux à Bruxelles (42) et en Wallonie (41).

Les partenaires de cette opération d’envergure sont des salles de cinéma, bien sûr, mais aussi des associations, des bibliothèques publiques, des centres culturels, des médiathèques, des cafés-restaurants, des maisons de jeunes, des centres d’art et musées, et le centre de réfugiés de la Croix-Rouge qui ont rejoint avec enthousiasme l’initiative du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Tous se mobilisent, le temps d’un long week-end, pour mettre à l’honneur la diversité et la spécificité du documentaire belge pour vous faire découvrir des films inédits, dont les thèmes susciteront probablement débats et réflexions.

 

Pour tout savoir de cet évènement, n’hésitez pas à liker la page Facebook officielle (ici). Toutes les informations sont présentées sur l’excellent site (ici)

La brochure numérique reprenant tout le programme peut être consultée ou téléchargée ICI

 

 

D’autres longs métrages belges sont toujours à l’affiche ici et là, comme Tokyo Fiancée et Le Goût des myrtilles (à Flagey uniquement), The Drop, réalisé aux États-Unis par notre compatriote Michael Roskam (Rundskop) et The Loft (le remake américain du plus grand succès belge de tous les temps).

Grâce à notre partenaire Cinenews, vous dénicherez facilement les cinémas qui les diffusent encore.

 

 

À cette liste, on ajoutera évidemment Welp, film d’horreur produit par Potemkino, qui n’a rien à envier aux meilleurs spécimens anglo-saxons. Ludique et angoissant, c’est un petit bijou d’efficacité et d’audace: pas de temps morts, des tonnes de références aux classiques, de l’humour, du suspense, d’excellents acteurs, un sens de l’image forte très aiguisé et un vrai jusqu’au-boutisme très belge: tout y est.

 

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On ne négligera pas non plus, Image d’Adil El Arbi et Bilall Fallah, film-choc qui nous sert un sujet chaud bouillant (l’importance de l’image dans notre société et sa manipulation) réalisé dans l’urgence par une paire de fous furieux (si, si, c’est un compliment). Un véritable thriller politique qui esquive tous les pièges.

Fort bien joué par des comédiens très connus et d’autres, débutants, filmé de façon mordante et monté avec une efficacité déroutante, Image est déjà un film-référence dans le petit monde du cinéma Belch’. « Het meest waarheidsgetrouwe beeld van een redactie dat ik ooit zag in een film », selon Kathleen Cools (Reyers Laat).

 

Pour le voir, pas d’option en Wallonie, quelle tristesse ! Il faut donc monter à Bruxelles où le film fait le plein de séances à l’UGC de Brouckère et au Kiné.

 

Par le plus grand des hasards, la capsule Cinevox actuellement dans les salles est consacrée à Black, le deuxième long des deux réalisateurs. Vous pouvez la voir ICI. Et bien sûr, sur grand écran avant chaque film.

 

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Après un petit break la semaine prochaine, les sorties belges reprendront le 26 octobre avec Waste Land de Pieter Van Hees (une production CCCP avec Versus) qui nous plonge dans l’esprit tortueux de Léo, un flic à la dérive. Ce polar anthracite, tenu à bout de bras par un Jérémie Renier impressionnant se déroule dans des recoins de Bruxelles plutôt anxiogènes.

Les dialogues mélangent le français et le flamand au gré des personnages et des conversations au cœur d’un casting fait de comédiens francophones et flamands parmi lesquels on note un excentrique Peter Van den Begin et un excellent Mourrade Zeguendi pour une prestation courte, mais fort convaincante. Sortie le 26 novembre. Cet acteur est toujours très bien et indiscutablement sous-utilisé chez nous alors que le cinéma flamand l’adore (Offline, Plan Bart, Waste land donc…)

 

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Le même jour, on attend Je suis à toi qui a réussi sa première mondiale au 49e Festival de Karlovy Vary, cet été : son acteur principal, l’Argentin Nahuel Perez Biscayart, y décrocha un prix d’interprétation.
Nahuel incarne Lucas un jeune escort boy argentin qui débarque en Belgique dans la boulangerie d’Henry (épatant Jean-Michel Balthazar) et découvre que la vie chez nous n’est pas forcément paradisiaque. Tenaillé entre l’envie de vivre dans un certain confort et son attirance pour Audrey, la jolie vendeuse, il va devoir assumer ses choix.

Le deuxième long métrage de David Lambert après Hors les murs (également produit par Frakas), sera distribué par Imagine.

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De nombreux regards curieux convergent déjà vers le 10 décembre, date à laquelle nous arrivera Brabançonne. Comme Waste Land, il s’agit d’un exemple parfait de collaboration entre les deux communautés linguistiques principales du pays pour un film d’autant plus alléchant qu’il est la première comédie musicale jamais tournée chez nous.

 

On y suivra le combat acharné que se livrent deux harmonies. L’une est flamande, l’autre wallonne et toutes deux revendiquent un titre européen. Si l’harmonie est dans les cuivres, elle ne règne pas forcément entre les différents protagonistes. Le climat va encore s’envenimer quand le soliste wallon passe carrément à l’ennemi avec trompette et bagages.

Histoires d’amour, rancœurs, chansons populaires et… humour sont au programme de cette Brabançonne, orchestrée par Vincent Bal qui devrait être un énorme succès en Flandre, mais qu’on espère voir aussi décoller au sud du Pays.
On peut déjà vous révéler que Cinevox vous prépare une avant-première aussi tapageuse qu’inédite puisque le vendredi 5 décembre, les éditions flamande et francophone, réunies pour la première fois, accueilleront le réalisateur et les deux acteurs principaux au Kinepolis Bruxelles. En français et in het Nederlands.

Concours à suivre, vous vous en doutez bien…
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Les autres longs métrages belges déjà en boîte à l’heure qu’il est nous parviendront plus tard.

Bowling Balls, sortira le 17 décembre, mais en Flandre uniquement, Jacques a vu pourrait nous être servi frais en janvier.
Tous les chats sont gris (la nuit), l’Année Prochaine (photo) et sans doute Sauvez Wendy nous arriveront plutôt au printemps.

 

Pour ce qui est des Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse, de Bee Lucky de Philippe De Pierpont, Hors cadre de Guillaume Senez, Un homme à la mer de Géraldine Doignon, Seule comme une baignoire de Rachel Lang ou de Je suis mort, mais j’ai des amis, des frères Malandrin, il faudra probablement attendre l’échéance cannoise pour avoir une idée de leur date de sortie. Les verra-t-on sur les bords de la méditerranée ou pas? En cas de bonne nouvelle, enchaîneront-ils avec une sortie belge ou patienteront-ils jusqu’à l’automne?

Le tout nouveau Testament de Jaco van Dormael sera, lui, plutôt prêt pour la rentrée 2015.

 

Melody de Bernard Bellefroid, doublement récompensé au FIFF namurois sortira le 18 mars… pour la journée de la femme. Un bel hommage à ses deux formidables actrices conjointement distinguées à Montréal lors du festival des films du monde en août dernier.

 

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Le 8 avril nous arrivera encore Black d’Adil El Arbi et Billal Fallah (les deux réalisateurs d’Image) tandis que Belgica, le nouvel opus du réalisateur de The Broken Circle Breakdown est programmé sur les écrans belges pour le 14 octobre 2015.
Une période toujours très chargée en événements bleu-blanc-belge avec ses festivals, ses Ensors et ses BNP Paribas Fortis Film Days…

 

 

 

 

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