L’agenda des sorties : coproductions et acteurs belges [05/11]

Quels sont les films à l’affiche? Ceux qu’on annonce?

Si vous voulez aller au  ciné ou planifier des sorties, voilà des questions existentielles qui doivent trouver une réponse rapide.

C’est pourquoi Cinevox propose plusieurs rendez-vous réguliers; des articles qui sont mis à jour, au fur et à mesure que de nouvelles dates viendront s’ajouter à notre calendrier.


Au menu: les films belges (voir ICI et ICI), mais également les coproductions belges et les longs métrages étrangers dans lesquels apparaissent des comédien(ne)s belges. 
C’est le sujet de cet agenda-ci et de celui qui paraîtra demain.

 

 

[Édition du 5 novembre 2015 ]

 

 

 

Sam et Khalid, deux jeunes escrocs, préparent un coup dans un grand magasin le soir du 24 décembre.

Déguisé en Père-Noël pour mieux se fondre dans le décor, Sam est pris à partie par des enfants qui lui réclament une histoire. Afin de ne pas attirer l’attention, Sam se lance alors dans le récit d’Aladin et la lampe merveilleuse… Enfin, dans SA version du conte des mille et une nuits, dans laquelle il incarne, lui-même, le prince des voleurs. Tout ça bien sûr avec de l’aventure, de la magie et beaucoup d’humour !

Coproduit chez nous par Artemis, Les Nouvelles Aventures d’Aladin n’a pas déçu en explosant les box-offices belge et français dans des proportions impressionnantes.

Le projet repose avant tout sur les épaules de Kev Adams, mais Jean-Paul Rouve, Michel Blanc et Eric Judor sont aussi à l’affiche de ce premier long de l’acteur Arthur Benzaquen. Histoire sans doute d’attirer l’attention de plusieurs générations même si ce sont clairement les plus jeunes cinéphages qui sont ici visés en priorité.
Et ils ont répondu en masse à l’appel du Kev.

 

 

Hasard du calendrier, une autre coproduction signée Artemis est arrivée sur nos écrans cette semaine.

Présenté au dernier FIFF, En mai, fais ce qu’il te plaît est le nouveau long métrage de Christian Carion (Joyeux Noël) nous plonge en pleine guerre mondiale.

Nous sommes en Mai 1940, la France s’effondre, des millions de gens se ruent sur les routes, effrayés par l’armée allemande qui avance. Parmi eux, un Allemand ayant fui le nazisme, part à la recherche de son petit garçon, emmené par l’institutrice d’un village à qui il avait été confié.

Aux côtés d’August Diehl et de Mathilde Seigner, on retrouve ici l’omniprésent et totalement indispensable Olivier Gourmet.

 

 

Hanna a 30 ans, beaucoup de charme et ne sait pas dire non : elle est atteinte de la névrose de la gentillesse. Ce drôle de syndrome familial touche aussi son père, Omar, « épicier social » et sa mère, Simone, « psy à domicile ».

Je suis à vous tout de suite de Baya Kasmi a été présenté en clôture au dernier FIFF. Il est sorti le 28 octobre. A côté de Ramzy, Vimala Pons, Mehdi Djaadi et Agnès Jaoui on retrouve Laurent Capelluto

 

 Photo : Rudy Lamboray

Un message cryptique venu tout droit de son passé pousse Bond à enquêter sur une sinistre organisation. Alors que M affronte une tempête politique pour que les services secrets puissent continuer à opérer, Bond s’échine à révéler la terrible vérité derrière… le Spectre qui donne son nom à ce nouveau volet des aventures tonitruantes de l’agent 007.

Daniel Craig reprend du service pour un troisième James Bond où il affronte Christoph Waltz et le Belge Marc Zinga. Côté James Bond Girls on a le choix entre Léa Seydoux et Monica Bellucci. De quoi perdre la tête, non?

Bande annonce à voir ici

 

 

Malgré son titre, Avril et le monde truqué est sorti le 4 novembre.

Construit dans un contexte alternatif assez étonnant le film est conforme à l’univers de Tardi qui l’a imaginé : la fascination de l’auteur pour les personnages excentriques, une architecture omniprésente et décalée, des machines absurdes… Tout surprend.

Loin de se contenter d’un préalable déjà envoûtant, les scénaristes y ont greffé une aventure rocambolesque qui emprunte aussi à Edgard P.Jacobs (Blake et Mortimer)

Le film mêlera animation traditionnelle, 3d et compositing. Certaines scènes ont même été filmées avec des acteurs avant d’être dessinées et animées.

Le casting vocal est assez explosif puisqu’outre Marion Cotillard, la production s’est assuré les services de Bouli Lanners, Olivier Gourmet ou Jean Rochefort.

Le pitch?

Dans une France de 1941 endormie au XIXe siècle, régie par le vapeur et Napoléon VI, où les savants s’évanouissent mystérieusement, une jeune fille, Avril, part à la recherche des ses parents, scientifiques disparus. Aventures, Humour… et Vapeur !

Les Belges de Need coproduisent ce film très ambitieux avec la France et le Canada.

Le long métrage présenté en Première mondiale au fameux festival d’Annecy y a remporté le Prix Cristal qui est à peu de choses près la Palme d’Or du film d’animation.

 

 

Présenté en avant-première belge lors de la nuit du Palmarès en mai dernier, Je suis un soldat de Laurent Larivière met en scène Sandrine, trente ans, obligée de retourner vivre chez sa mère à Roubaix.

Sans emploi, elle accepte de travailler pour son oncle dans un chenil qui s’avère être la plaque tournante d’un trafic de chiens venus des pays de l’est.

Loin de toute morale à deux balles, âpre et touchant dans sa radicalité, Je suis un soldat, coproduit chez nous par Saga Film est une belle réussite qui nous plonge dans un milieu fort méconnu (le trafic canin) et nous rappelle que lorsque l’homme (ou la femme) n’a plus rien à perdre, il peut devenir le plus vil et le plus dangereux de tous les animaux.

Si Louise Bourgoin et Jean-Hugues Anglade héritent des rôles principaux du film, Laurent Capelluto tire largement son épingle du jeu dans un rôle de vétérinaire ripoux par paresse où il se livre sans artifices (vous verrez…)

 

 

Sonia souhaite présenter Franck à son père, Jean-Pierre directeur d’un hôtel écologique au Brésil. Toute la bande s’y retrouve ainsi pour y passer des vacances de rêve.

Un matin, les garçons partent en excursion dans la forêt amazonienne. Jean-Pierre leur confie sa mère acariâtre Yolande.

Le lendemain, ils ont tous disparu… On a juste retrouvé la petite caméra avec laquelle ils étaient partis. Sonia et son père vont regarder cette vidéo pour retrouver leur trace…

 

Babysitting était un des films les plus désopilants de 2014. Sa suite, toujours réalisée par Nicolas Benamou et Philippe Lacheau ne devrait pas décevoir.

Au casting, on retrouve Philippe Lacheau, Alice David, Vincent Desagnat, mais aussi Christian Clavier et notre compatriote Jean-Luc Couchard.

Les deux acteurs se sont aussi croisés sur le tournage des Visiteurs 3. 

 


Les Cowboys avec François Damiens part d’un rassemblement country western quelque part dans l’est de la France.

Alain est l’un des piliers de cette communauté. Il danse avec Kelly, sa fille de 16 ans sous l’œil attendri de sa femme et de leur jeune fils Kid. Mais ce jour-là Kelly disparaît. La vie de la famille s’effondre.

Alain n’aura alors de cesse que de chercher sa fille, au prix de l’amour des siens et de tout ce qu’il possédait. Le voilà projeté dans le fracas du monde. Un univers en plein bouleversement où son seul soutien sera désormais Kid, son fils, qui lui a sacrifié sa jeunesse, et qu’il traîne avec lui dans cette quête sans fin.

Les Cowboys est le premier long de Thomas Bidegain, scénariste très réputé (Un prophète, de rouille et d’os, la famille Bélier avec Victoria Bedos) qui sortira en Belgique le 9 décembre après un passage remarqué au festival de Gand.

 

 

 

Parce que l’hiver s’annonce pire que jamais, le gouvernement réquisitionne des hébergements d’urgence, obligeant les citoyens français bien logés à accueillir chez eux des travailleurs pauvres, sans abris, ne pouvant accéder à un logement malgré une feuille de paye.

Le Grand Partage d’Alexandra Leclère promet d’être une comédie bien grinçante et très ancrée dans l’époque.

Comme il vaut mieux rire de ce qui nous énerve plutôt que de cultiver nos ulcères, on sera heureux de découvrir le film pendant les vacances de Noël et de voir comment s’en sort notre compatriote Zidani au milieu d’un casting en or emmené par Josiane Balasko,  Karin Viard, Didier Bourdon et Valérie Bonneton.

 

 

Délire coproduit par Nexus, Moonwalkers a connu une très belle Première mondiale au festival américain SXSW. The place to be. Surtout pour ce genre de film totalement décalé.

Le scénario est halluciné : un agent américain un peu givré est envoyé en Angleterre pour rencontrer… Stanley Kubrick. Nous sommes en juillet 1969 et la CIA a très peur que la mission Apollo ne puisse se poser sur la lune. Elle décide donc de mettre en scène un faux alunissage par le réalisateur de 2001, l’Odyssée de l’Espace. Juste au cas où…

Évidemment, tout va partir en vrille sur fond de rock psyché, de substances illicites et de petites magouilles entre dangereux truands prêts à tout.

Initié et porté en France par la société Partizan Films (Georges Bermann), producteur historique de Michel Gondry, Moonwalker a été réalisé par Antoine Bardou-Jacquet sur un scénario de Dean Craig, mais le casting est anglo-saxon.

Il est emmené par l’Américain Ron Perlman (Hellboy, la série Sons of Anarchy), Rupert Grint (Ron Weasley dans la série Harry Potter) et Robert Sheehan repéré dans la série The Misfits ou la trilogie Red Riding (d’après l’œuvre de David Peace).

Plus la délicieuse Erika Sainte et un étonnant Tom Audenaert, dans des rôles-clefs. On ne vous dit que ça….

Deux extraits sont à voir ICI et ICI.
Notre capsule Cinevox octobre est également consacrée au film : voir ICI

 

 

Dès le début de l’année prochaine, on verra Matthias Schoenaerts dans The Danish Girl du Britannique Tom Hooper, Oscar du meilleur réalisateur pour Le Discours d’un Roi.

Son nouveau long métrage, à nouveau une biographie romancée, conte  la folle love story entre deux artistes danois, Einar et Gerda Wegener (Eddie Redmayne et Amber Heard).

Une relation atypique puisqu’Einar deviendra Lily, et restera dans l’Histoire comme le premier homme à avoir subi une opération de changement de sexe en 1930.

Matthias interprète ici Hans Axgil, l’ami d’Einar.

 

 

Beaucoup de tension aussi au programme d’A Bigger Splash de Luca Guadagnino avec Tilda Swinton, Ralph Fiennes et… Matthias Schoenaerts. Mais oui, encore lui.

Un couple élégant et sophistiqué passe des vacances romantiques dans une villa sur l’île de Pantelleria en Italie. Mais la visite impromptue d’un vieil ami accompagné d’une séduisante jeune fille va venir semer le trouble.

Le pitch vous dit quelque chose? Normal ! Il s’agit en fait d’un remake de … la Piscine de Jacques Deray avec (en 1969) Alain Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet.

 

 

Difficile d’être exhaustifs dans un tel exercice de haute voltige que personne n’a tenté jusqu’ici. Si vous pointez des films qui nous ont échappé, merci de nous envoyer un petit mail à redaction@cinevox.be.

Attention : demain sort un autre agenda reprenant les films coproduits en Belgique ou avec des acteurs(trices) belges déjà sortis ou annoncés à l’étranger mais pas encore officiellement datés chez nous

Check Also

« Sauve qui peut »: aux côtés des soignants

Avec Sauve qui peut, Alexe Poukine se penche sur les processus d’apprentissage auxquels participent les …