Juliette Havelange dans « Cet été-là

Aujourd’hui sort Cet été-là d’Eric Lartigau (réalisateur notamment de La Famille Bélier), chronique douce-amère d’un été pas comme les autres où Dune et Mathilde goûtent aux affres et aux innombrables possibles de l’adolescence.

Cet été-là, Dune  a 11 ans et se prépare à laisser filer l’enfance. Dans la maison familiale des Landes qu’elle retrouve après deux ans d’absence, tout est à la fois comme et pas comme avant. Elle retrouve Mathilde, son amie d’enfance, la chaleur du sable, l’odeur de la ferme, mais elle a perdu en route ses parents, sa mère égarée dans une dépression tenace, son père disparu dans les bois. 

Parmi ces adultes, il y a les parent de Dune, mais aussi la mère de Mathilde, en pleine déception amoureuse, sa grand-mère, en pleine évasion new age, et puis les grands ados du camping du coin, dont les histoires d’amour intriguent les petites filles en passe de devenir jeunes filles, qui jouent à se faire peur en regardant Les Dents de la mer, pour éviter d’avoir peur de la réalité, de ses deuils, ses peines et ses déceptions.

Le film est porté par un beau casting, Marina Foïs, toujours impeccable, et Gael Garcia Bernal là où on ne l’attend pas dans le rôle des parents de Dune, Chiara Mastroianni dans celui de la mère de Mathilde, et dans les rôles des héroïnes, Rose Pou Pellicer, et la jeune comédienne belge Juliette Havelange, jouant chacune une partition délicieusement spontanée.

Une histoire d’apprentissage classique sans l’être vraiment, où l’on devine, au-delà des grandes interrogations qui traversent les jeunes filles, les fractures qui terrassent les grandes, avant qu’elles ne trouvent la force de rebondir.

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