Jérémie, Vania et Jaco dans les Lumières.

Les Prix Lumières sont plus ou moins l’équivalent français des Golden Globes américains pour le septième art. Ils sont remis tous les ans à Paris. La 21e cérémonie aura lieu le 8 février 2016 à l’Espace Pierre Cardin.

 

Organisés par l’Académie des Lumières qui a vu le jour en 1995 à l’initiative de Daniel Toscan du Plantier et du journaliste américain Edward Behr, ces prix sont attribués par les journalistes étrangers en poste dans la Ville Lumière. Ils récompensent le cinéma français et aussi, par ricochet, quelques films ou artistes belges.

 

 

L’an dernier, Jean-Pierre et Luc Dardenne se sont ainsi imposés dans la catégorie « Meilleur film francophone » avec Deux jours et une nuit.

 

 

Deux films belges sont à nouveau présents dans cette catégorie : Le tout nouveau testament de Jaco van Dormael, c’était assez attendu, mais également L’année prochaine, premier long métrage de Vania Leturcq qui avait été fort apprécié par la critique lors de sa sortie en France.

Dans cette catégorie, leurs adversaires sont À peine j’ouvre les yeux de Leyla Bouzid , une coproduction belge (Helicotronc) Much Loved de Nabil Ayouch, Les Terrasses de Merzak Allouache et La vanité du Suisse Lionel Baier .

 

 

Rayon coprod deux films, en partie financés chez nous, se retrouvent d’ailleurs dans la liste des longs métrages nominés pour la compétition : La belle saison de Catherine Corsini (Artemis) avec Cécile de France et Marguerite de Xavier Giannoli (Scope).

Face à eux, la Palme d’or cannoise Dheepan de Jacques Audiard (avec Marc Zinga), L’hermine de Christian Vincent, Trois souvenirs de ma jeunesse de Arnaud Desplechin et le grand favori, Mustang de Deniz Gamze Ergüven

 

 

Et ce n’est pas tout…

Le soir de la manifestation, on jettera un coup d’œil attentif au résultat de la catégorie « Meilleur acteur » où on retrouve un de nos meilleurs comédiens qui a, à nouveau, marqué les esprits des cinéphiles cette année : Jérémie Renier est en effet nominé pour sa prestation tendue et intense dans Ni le ciel ni la terre, une coproduction Tarantula qu’on a découverte au Festival de Cannes et qui est d’ailleurs en lice pour le Prix Lumières du meilleur premier film (ainsi que pour le prix Louis Delluc).

 

Dans ce drame métaphysique qui flirte avec le fantastique, le réalisateur Clément Cogitore nous entraîne Afghanistan. Nous sommes en 2014, à l’approche du retrait des troupes. Le capitaine Antarès Bonassieu (Jérémie Renier, donc) et sa section sont affectés à une mission de surveillance dans une vallée reculée du Wakhan, frontalière du Pakistan.

Malgré la détermination de la troupe, le contrôle de ce secteur supposé calme va progressivement leur échapper. Par une nuit de septembre, des soldats se mettent à disparaître mystérieusement dans la vallée. Un par un. Méthodiquement.

Qu’est-ce qui se passe ? Comment réagir ? Comment expliquer aux familles ces disparitions inexpliquables ?

 

Aux limites de la folie, Jérémie Renier compose ici un soldat dur qui tente de garder les pieds sur terre et de rassurer ses troupes. Mais face à l’inconnu, que peut-on faire ?

 

 

Déjà nominé en 2013 pour son époustouflante prestation dans Cloclo (un tout autre registre, c’est sûr), Jérémie Renier avait alors été devancé par le grand favori Jean-Louis Trintignant (Amour de Michael Haneke).

Cette année, il a toutes ses chances face à Gérard Depardieu (Valley of Love, coprod Scope), André Dussollier (21 nuits avec Pattie), Vincent Lindon (La loi du marché et Journal d’une femme de chambre), Fabrice Luchini (L’hermine) et Vincent Macaigne (Les deux amis).

 

 

TOUS LES NOMINES

 

MEILLEUR FILM

La belle saison de Catherine Corsini

Dheepan de Jacques Audiard

L’hermine de Christian Vincent

Marguerite de Xavier Giannoli

Mustang de Deniz Gamze Ergüven

Trois souvenirs de ma jeunesse de Arnaud Desplechin

 

MEILLEUR RÉALISATEUR

Jacques Audiard pour Dheepan

Catherine Corsini pour La belle saison

Arnaud Desplechin pour Trois souvenirs de ma jeunesse

Philippe Garrel pour L’ombre des femmes

Xavier Giannoli pour Marguerite

Maïwenn pour Mon roi

 

MEILLEUR SCÉNARIO

Catherine Corsini et Laurette Polmanss pour La belle saison

Arnaud Desplechin et Julie Peyr pour Trois souvenirs de ma jeunesse

Philippe Faucon pour Fatima

Deniz Gamze Ergüven et Alice Winocour pour Mustang

Xavier Giannoli pour Marguerite

Arnaud et Jean-Marie Larrieu pour 21 nuits avec Pattie

 

MEILLEURE ACTRICE

Emmanuelle Bercot dans Mon roi

Clotilde Courau dans L’ombre des femmes

Catherine Frot dans Marguerite

Izïa Higelin dans La belle saison

Isabelle Huppert dans Valley of Love

Elsa Zylberstein dans Un + une

 

MEILLEUR ACTEUR

Gérard Depardieu dans Valley of Love

André Dussollier dans 21 nuits avec Pattie

Vincent Lindon dans La loi du marché et Journal d’une femme de chambre

Fabrice Luchini dans L’hermine

Vincent Macaigne dans Les deux amis

Jérémie Renier dans Ni le ciel ni la terre

 

RÉVÉLATION FÉMININE

Golshifteh Farahani dans Les deux amis

Sara Giraudeau dans Les bêtises

Baya Medhaffar dans À peine j’ouvre les yeux

Lou Roy-Lecollinet dans Trois souvenirs de ma jeunesse

Sophie Verbeeck dans À trois on y va

Güneş Nezihe Şensoy, Doğa Zeynep Doğuşlu, Elit İşcan, Tuğba Sunguroğlu et İlayda Akdoğan dans Mustang

 

RÉVÉLATION MASCULINE

Stany Coppet dans La vie pure

Quentin Dolmaire dans Trois souvenirs de ma jeunesse

Alban Lenoir dans Un Français

Félix Moati dans À trois on y va

Harmandeep Palminder dans Bébé tigre

Rod Paradot dans La tête haute

 

PRIX HEIKE HURST DU PREMIER FILM

Bébé tigre de Cyprien Vial

Les deux amis de Louis Garrel

Mustang de Deniz Gamze Ergüven

Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore

La vie pure de Jérémy Banster

Vincent n’a pas d’écailles de Thomas Salvador

 

MEILLEUR FILM FRANCOPHONE

À peine j’ouvre les yeux de Leyla Bouzid (Tunisie, Belgique, France)

L’année prochaine de Vania Leturcq (Belgique, France)

Much Loved de Nabil Ayouch (France, Maroc)

Les Terrasses de Merzak Allouache (France, Algérie)

Le tout nouveau testament de Jaco van Dormael (France, Belgique, Luxembourg)

La vanité de Lionel Baier (Suisse, France)

 

MEILLEURE IMAGE

David Chizallet pour Mustang, Les Anarchistes, Je suis un soldat

Matias Boucard pour L’affaire SK1

Irina Lubtchansky pour Trois souvenirs de ma jeunesse

Claire Mathon pour Le dernier coup de marteau, Mon roi et Les deux amis

Arnaud Potier pour Les Cowboys

Sylvain Verdet pour Ni le ciel ni la terre

 

MEILLEURE MUSIQUE

Bruno Coulais pour Journal d’une femme de chambre

Warren Ellis pour Mustang

Grégoire Hetzel pour La belle saison et Trois souvenirs de ma jeunesse

Mike Lévy, alias Gesaffelstein pour Maryland

Béatrice Thiriet pour L’astragale

Jean-Claude Vannier pour Microbe et Gasoil

 

MEILLEUR DOCUMENTAIRE

Le bouton de nacre de Patricio Guzmán

Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent

Human de Yann Arthus-Bertrand

Sud Eau Nord Déplacer de Antoine Boutet

L’image manquante de Rithy Pan

Nous venons en amis de Hubert Sauper

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