« Ils sont vivants » avec Igor Van Dessel, Jan Hammenecker et Catherine Salée

Aujourd’hui sort Ils sont vivants, premier film de Jérémie Elkaïm, avec trois excellent·es comédien·nes belges.

Ils sont vivants raconte l’histoire de Béatrice, veuve depuis peu, qui vit avec son fils et sa mère. Sa rencontre avec Mokhtar, enseignant iranien arrivé clandestinement en Europe, va bouleverser son quotidien et ses convictions. Par amour pour lui, elle va devoir défier les préjugés de son entourage et les lois de son pays.

Si les stars du film sont incontestablement Béatrice et Mokhtar, soit Marina Foïs et Seear Kohi (tous les deux magnifiques), on retrouve autour de couple de circonstance terrassé par l’amour, le désir, et surtout, une humanité qui emporte tout sur son passage, une galaxie de personnages secondaires qui gravitent autour d’eux, et viennent empêcher ou encourager leur rencontre.

Le rôle du fils de Béatrice a ainsi été confié au jeune comédien belge Igor Van Dessel. L’adolescent en deuil, qui vient de perdre son père, doit également faire face à la détresse de sa mère, puis à sa renaissance, dont il ne comprend pas de prime abord la profondeur, et qui lui reste longtemps mystérieuse. Par peur puis par amour pour elle, il va l’accompagner sur ce chemin accidenté.

Jan Hammenecker lui joue un ancien collègue de son défunt mari. Un gendarme donc, extrêmement protecteur vis-à-vis de cette veuve qui fait un peu partie de la famille, mais qui ne comprend pas comment elle peut se tourner vers les habitants de la jungle, semblant ainsi renier toutes les convictions qui animaient son époux.

Catherine Salée enfin joue une amie de Béatrice, elle aussi animée par des sentiments contradictoires, parfaitement intégrée dans une communauté fondamentalement hostile aux migrants qui transitent sur leur territoire, mais qui voit aussi la transformation de son amie, et cherche là aussi à la protéger, sans forcément comprendre l’ampleur du bouleversement moral qui l’étreint.

 

Trois belles performances, au service d’un récit centré autour d’un couple fragile mais incandescent.

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