Hors les Murs…, mais à la Semaine de la Critique !

C’est la formidable nouvelle de ce lundi : Hors les Murs a séduit les journalistes chargés de sélectionner les films pour la semaine de la critique à Cannes. Pour son premier long métrage, David Lambert vit un rêve éveillé, comme son producteur belge, Jean-Yves Roubin. Une consécration pour ses jeunes acteurs qui ne pensaient pas forcément à ce moment de gloire lorsqu’ils se sont présentés au casting. Contrairement à ce que prétend David, il y aurait donc des histoires d’amour qui finissent bien?

 

 

« Je n’oublierai jamais que c’est avec vous sur j’ai fait ma première interview », nous a récemment dit David Lambert (photo ci-contre). C’est en effet pour notre grand écran n°7 qu’on a vu dans toutes les salles de cinéma digitales en décembre que nous nous sommes rendus sur le plateau bruxellois de Hors Les Murs. Une visite que nous avons évoquée deux fois (ici et ici) pour le tournage d’une scène qui n’apparaît presque plus dans le montage final d’ailleurs.   Car, francs supporters du projet, nous avons aussi été le premier média à découvrir le film presque achevé.

Résultat : un nouvel article enthousiaste que nous concluions par une prémonition:  » Il faudra donc encore quelques semaines avant de pouvoir découvrir une version définitive de Hors Les Murs, mais il est d’ores et déjà acquis qu’il sera bientôt proposé aux sélectionneurs du Festival de Cannes. Entre la Quinzaine des réalisateurs, la semaine de la critique et… la sélection officielle, il y a sans aucun doute une place pour ce film singulier qui devrait générer un buzz enivrant dès qu’il aura été présenté aux professionnels. » Bien vu, non? 😉

 

Hors les murs a beau être une histoire d’amour que David Lambert présente comme une version gay des Parapluies de Cherbourg, ce n’est pas de la guimauve, mais une œuvre cinématographique qui flirte avec une radicalité. Et qui ne pouvait donc qu’émoustiller les cinéphiles. Un film sec que le spectateur prend comme une claque, témoin d’un drame intime, mais universel; un drame qu’il suit au plus près, tapi dans l’ombre de la salle, impuissant, voyeur et complice.

 

[Matilia Malliarakis interviewé pour notre Grand Ecran]

 

« C’est une histoire d’amour. Point. Le public gay n’aime d’ailleurs pas forcément le court métrage de David et d’après ce que nous avons vu jusqu’ici ce sera encore le cas pour Hors les Murs« , nous explique Jean-Yves Roubin. David évite tous les clichés du genre tant au niveau des situations que pour le physique de ses acteurs par exemple. Il refuse absolument les conventions. » Jusqu’à confier les rôles des amants à un duo franchement hétéro qui n’y  a rien vu d’étonnant. « Je suis un acteur, » précise Guillaume Gouix. « D’accord, je ne suis pas gay, mais je ne joue pas non plus de basse dans la vie.  Et c’est pour manier l’instrument comme un vrai rocker que j’ai le plus bossé ».

 

[Fin de tournage à Bruxelles]

Dans Hors les Murs, Guillaume Gouix qui interprète Ilir, musicien dans un groupe rock et barman pour gagner sa vie, tombe sous le charme d’un jeune chien fou incarné par Matilia Malliarakis. Paulo est un homme enfant, mais aussi une véritable sangsue à la recherche d’amour et d’intérêt. Si Guillaume flambe depuis quelques années dans des rôles de plus en plus importants (il a été nominé à la dernière édition des César pour Jimmy Rivière), Matilia signe ici sa première prestation capitale sur le grand écran. Une formidable rampe de lancement, donc.   Il va de soi que nous suivrons avec beaucoup d’attention l’odyssée cannoise de l’équipe de Hors les Murs. La belle histoire continue.

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