Gâteau, bougies, champagne !

5 ans ! Cinq ans que nous sommes là ; tous les jours, à vos côtés.

Qui l’eût cru quand nous sommes arrivés sur les écrans de cinéma et sur le Net le 11 mai 2011, premier jour d’un Festival de Cannes qui allait voir Jean-Pierre et Luc Dardenne remporter le Grand Prix avec leur Gamin au Vélo ?

 

60 mois plus tard, 50 capsules diffusées dans les salles plus tard, nous sommes toujours là et les frères Dardenne aussi. En course pour (qui sait ?) une troisième Palme d’or qui ferait d’eux les champions incontestés de la discipline. Mais peu importe le palmarès. Ce qui compte pour eux, comme pour nous, est d’être là, au poste, vaillants et enthousiastes, avec une même ambition : aider le cinéma belge à rayonner.

 

Au tout début, rappelez-vous, Cinevox était un projet inattendu, consacré à un sujet peu traité ailleurs ; une expérience tentée sur le court terme, six mois environ, histoire de mettre sur orbite les BNP Paribas Fortis Film Days avec, à l’honneur, une poignée de films belges.

Mais très vite, le succès de la plateforme a dépassé les espérances les plus folles, et les capsules diffusées dans les salles de cinéma ont épaté les professionnels qui n’avaient plus l’intention de se laisser déposséder d’un cheval de Troie capable d’inoculer le cinéma belge au cœur du grand public.

Avec le soutien jamais démenti depuis de la Fédération Wallonie-Bruxelles venu épauler notre parrain historique, Cinevox pouvait se tourner vers de nouveaux horizons.

 

 La toute première capsule Cinevox diffusée dans les salles le 11 mai 2011

 

On aurait cru que le projet pouvait s’édulcorer, perdre sa ligne directrice, « s’enrichir » d’autres objectifs, une autre façon de dire « se diversifier pour capter l’attention d’un public plus large et plus disponible ». Mais non ! Jamais !
Depuis cinq ans, Cinevox reste focalisé sur le cinéma belge, ses acteurs, ses artistes, ses problématiques aussi.

Relire aujourd’hui l’éditorial initial publié le jour du lancement du site (ICI) démontre que le projet ne s’est jamais dispersé.

 

Notre obstination, loin de vous fatiguer, semble être à votre goût puisque le premier trimestre de 2016 aura été le meilleur de l’histoire de Cinevox en termes d’audience avec 236.951 visites. Soit une augmentation de 9.3% par rapport à l’an dernier.  Comparé à certains sites d’informations, ce chiffre peut paraître malingre, mais quand on se dit que Cinevox ne traite que d’un unique sujet dont on disait, il y a cinq ans, qu’il n’intéressait personne, qu’il ne permettrait pas des interventions quotidiennes, on peut joyeusement sabrer le champagne.

 

Alors qu’au box-office, pour différentes raisons évoquées ICI, le cinéma flamand domine très largement le cinéma belge francophone, l’audience francophone du site représente 64.3% de l’audience nationale. C’est dire que les cinéphiles amoureux du cinéma belge francophone, moins nombreux que leurs homologues du nord, sont connectés en masse sur le site. Il y a évidemment des raisons structurelles à cela : les médias flamands parlent beaucoup plus de leur cinéma que nos médias francophones. Du coup, la personnalité de Cinevox NL est assez différente de la nôtre. Mais si on compare la situation avec celle qu’on connaissait en 2011, on se dit que là aussi le progrès est flagrant. De nombreux médias mainstream évoquent aujourd’hui avec un certain enthousiasme le cinéma belge et fait la fête aux jeunes réalisateurs (Guillaume Senez, Antoine Cuypers, Savina Dellicour, Matthieu Donck…). Rien que ce week-end, Astrid Whettnall n’a-t-elle pas fait la couverture de Victoire avec la clef une très belle interview ?

 

Peut-être Cinevox a-t-il quelque chose à voir là-dedans, allez savoir…
En octobre, nous vous donnions les résultats d’une enquête réalisée l’été dernier par la fédération Wallonie-Bruxelles au sein du très grand public (lire ICI). On y apprenait notamment que la notoriété des acteurs (au sens large) du cinéma belge avait considérablement augmenté depuis l’étude précédente, menée cinq ans plus tôt et que la tendance la plus marquante entre ces deux étapes était la quasi-disparition du bashing lié au ciné belge.

 

 

Une des raisons évoquées était le travail de Cinevox et plus particulièrement ses capsules diffusées en salle. Normal ! On méprise surtout ce qu’on ne connaît pas et on ne s’informe pas au sujet de ce qu’on méprise. Si l’information s’insinue jusqu’au grand public, une habitude se crée, puis une certaine curiosité. En cela, c’est incontestable, nous avons réussi une partie de notre mission.

 

Mais elle est encore très loin d’avoir porté tous ces fruits.

 

Sur une échelle de dix barreaux, nous avons peut-être franchi les deux premiers. Ce n’était pas facile, car sous le sol était couvert d’une boue gluante, mais l’ascension semble à présent bien engagée. Pas « notre » ascension. Cinevox n’a jamais été qu’un moyen et notre notoriété n’a jamais été notre préoccupation principale. Dans toute notre communication, c’est le cinéma qui prime. Si le média se pense plus important que l’information qu’il distille, croyez-nous, il est foutu ! Les exemples ne manquent pas et nous n’avons nullement l’intention de les imiter.
C’est pourquoi, passé cet édito annuel qui, nous vous l’accordons, respire la satisfaction du devoir en train d’être accompli avec une équipe inchangée depuis cinq ans, nous reprendrons notre inlassable travail d’information. Certains appellent cela de la promotion. Soit ! Si ça peut les rassurer de se complaire dans un négativisme qui voudrait passer pour de l’objectivité et les rendre un peu moins atrabilaires, ça nous va. Peace and love, Camarades !

 

 

 La dernière capsule Cinevox en date, cinquantième du nom, en salles dès le 11 mai 2016

 

Avec un ou deux articles tous les jours et cinq ou six posts Facebook (voire -beaucoup-plus) sur des sujets divers que, souvent, personne d’autre ne traite, nous avons au contraire l’impression d’informer en sortant délibérément des sentiers battus.

Cette démarche semble vous plaire et nous n’avons pas l’intention d’arrêter en si bon chemin. Nous n’avons pas non plus envie de nous départir de notre contagieuse bonne humeur, de notre humour parfois un peu potache, mais complice, de notre convivialité aussi, parce que nous ne perdrons jamais de vue que le cinéma s’il est notre horizon (notre obsession) reste avant tout un plaisir.
Mais nous savons également que l’art, s’il peut de temps à autre paraître futile quand les événements les plus sombres nous assaillent, nous permet néanmoins de vivre une existence plus agréable, plus intense, plus riche et plus intéressante. Ce n’est déjà pas si mal…

On en reparle dans cinq ans ?

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