Focus sur les Belges aux César

Comme attendu, Amour de Michael Haneke, Palme d’Or à Cannes et De rouille et d’os de Jacques Audiard seront au coude à coude lors de la prochaine cérémonie des César du meilleur film qui se déroulera le 22 février à Paris. Selon la liste présentée ce vendredi par l’Académie des Césars, ils obtiennent respectivement 10 et 9 nominations, mais c’est le film de Noémie Lvovsky, Camile Redouble qui se taille la part du lion. Avec 13 citations.

 

Nommé dans les catégories reine, De Rouille et d’Os, coproduit chez nous par Les Films du Fleuve des frères Dardenne  recueillera-t-il assez de suffrages pour s’imposer au favori franco-autrichien de la soirée ? Ce n’est pas certain, d’autant que le film de Noémie Lvovsky vient largement brouiller les cartes. Au cœur de ce suspense, le prix le plus probable pourrait bien couronner Matthias Schoenaerts, énormissime favori dans la catégorie « Meilleur espoir masculin ».

 

 

À Perdre la raison figure pour sa part dans la liste des meilleurs films étrangers. Le drame de Joachim Lafosse devra composer avec  Argo, Laurence ANyways, Oslo, 31 août, La Part des Anges, Royal Affair. Et… Bullhead. Autrement dit Rundskop. Sorti depuis longtemps chez nous, on avait failli oublier le thriller de Michael Roskam, mais il est bel et bien là. Tremplin supplémentaire pour Matthias Schoenaerts.

 

 

Si on ne retrouve pas Matthias parmi les meilleurs acteurs, on pointe par contre Jérémie Renier pour son époustouflante prestation dans Cloclo. Benoit Magimel est aussi cité pour ce film dans les seconds rôles. L’ambassadrice de nos comédiennes sera cette année, Yolande Moreau. La présidente d’honneur des Magritte du Cinéma 2013 est en course pour le César du meilleur second rôle féminin. Sa prestation douce, et drôle, touchante dans Camille Redouble lui vaut une nomination qui pourrait très bien se convertir en compression dorée.

 

 

Au rayon, meilleur scénario, on découvre encore un compatriote, Lucas Belvaux dont le 38 témoins a visiblement plu à la profession. Mais autant le dire tout de suite: ses chances sont très minces face  à quelques monstres  adorés Outre-Quiévrain.

 

 

Nous avons déjà évoqué ICI la présence parmi les nominés d’un court métrage belge, le cri du Homard. Mais pas encore les deux (c)productions belges qui secouent la catégorie « Meilleur film d’animation ».

Vu son formidable succès et l’accueil critique qu’il a suscité, la présence dans le quintet final d’Ernest et Célestine n’est pas une surprise. Mieux : l’ours et la souris ont de vraies belles chances d’être couronnés chez nos voisins où ils concourront d’ailleurs sous bannière locale. La production est majoritairement française et le réalisateur principal l’est tout autant. Mais le travail de Vincent Patar et Stéphane Aubier sous la supervision éclairée de La Parti, l’implication des Sorciers liégeois de Digital Graphics aussi, font notre fierté.

 

 

Par contre, on attendait beaucoup moins la nomination de Oh Willy… d’Emma de Swaef et Marc Roels. En fait, on ne l’attendait pas du tout. Le… court métrage… flamand a fait sensation partout à travers le monde, mais le retrouver face à des longs métrages majoritairement français, sortis en salles, avec un certain succès est une réelle surprise. Une excellente surprise. Son style unique et son propos décapant ont visiblement interpellé les votants. Avec Rundskop,  Matthias et maintenant Oh Willy, on dirait bien que les Flamands ont la côte au Sud.

 

Le dernier point d’accroche belge au sein des nominations aux César est Populaire qui trouve sa place dans une série de catégories dont celle du premier film. Cette coproduction belge, emmenée par la douce Déborah François a même une réelle chance d’y émerger.

 

 

 

La cérémonie aura lieu vendredi 22 février. Jamel Debbouze sera le président de cette 38e cérémonie qui se déroulera au théâtre du Châtelet.

 

 

Tous les nominés sont ici

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