FIFA 2015 : les histoires d’amour finissent-elles toutes mal?

Ha l’amûûûûr.

Les cœurs purs, irrigués à l’eau de rose, y rêvent tous les jours. Les consuméristes formatés le célèbrent chaque 14 février.

Les cinéphiles y plongent avec une évidente délectation dès que le Festival International du film d’amour de Mons ouvre ses portes.
C’est vraiment bizarre un cinéphile montois : il s’agit également du seul être humain qui pense d’emblée que FIFA est un festival de cinéma plutôt que la fédération international de football… amateur (hum hum).
Si FIFA 15 nous prend la tête depuis fin septembre déjà, sur toutes les consoles du marché, le FIFA 2015 n’ouvrira ses portes que ce 20 février avec un gala au théâtre autour de L’Art de la fugue de Brice Cauvin en présence du réalisateur, mais aussi d’Agnès Jaoui, Bruno Putzulu, Marie Christine Barrault, et d’Elodie Frégé.

Une semaine plus tard, la manifestation se refermera sur Caprice d’Emmanuel Mouret qui fera le déplacement avec son actrice principale, Anaïs Demoustier.

 

Entre-temps, puisque c’est ce qui nous intéresse, on verra un formidable long métrage belge en compétition, quelques coproductions avec des comédiens que tous les lecteurs assidus de Cinevox connaissent parfaitement et une compétition de courts métrages de chez nous.

 

 

Mercredi 25 février à Imagix sera projeté Tous les chats sont gris que quelques centaines d’entre vous ont eu la chance de découvrir en Première belge le 7 février à l’UGC de Brouckère pendant notre Cinevox happening (voir ici)
Le premier long métrage de Savina Dellicour avec Bouli Lanners, Anne Coesens, Manon Capelle et Astrid Whettnall vient tout juste de remporter deux jolis prix: celui du meilleur film en compétition internationale du Festival de Santa Barbara, en Californie et celui du public au Festival International du Premier Film d’Annonay (France).
Deux preuves parmi d’autres de l’universalité de ce très joli film dont la facture est assez bluffante pour un coup d’essai.

Ce coup de cœur Cinevox participera à la compétition internationale avec onze autres œuvres.
La projection (dans le cadre de la soirée de la Fédération Wallonie-Bruxelles) sera précédée de la diffusion du court métrage Jay parmi les hommes de Zeno Graton.

 

 

Le lendemain (jeudi 26 février), au Théâtre Royal de Mons, on assistera à la Première d’un film dont nous vous entretenons depuis une petite année: Deux au carré de Philippe Dajoux permettra en effet de retrouver sur le même écran, pour la première fois réuni dans des rôles principaux, le couple glamour du cinéma belge (chabadabada).
Elle est « la réincarnation de Jacqueline Maillan dans le corps de Penelope Cruz, ce qui est mieux que l’inverse », dit son mari très amoureux sur la scène des Magritte.Il est l’avocat le plus fameux du Royaume, surtout parce qu’il a choisi de plaider sa cause sur les plateaux de cinéma, les scènes de théâtre, et les écrans de télé.

 

Dans Deux au carré, Tania Garbarski et Charlie Dupont sont Élise et William, de gentils provinciaux qui vont passer le week-end en amoureux à Cannes.
C’est là qu’ils croiseront Annabelle et Thierry (Elodie Frenck et Olivier Sitruk) couple très « people ». Elle est présentatrice météo et lui ex-footballeur. Ils aiment se la péter mais la rencontre de ces quatre beaux jeunes gens va bouleverser les données du problème.
Et si tout cela n’était pas le produit du hasard?

Le scénario était très drôle, le tournage semble s’être merveilleusement déroulé. Que nous réserve le film? Mystère et boule de gomme. Mais on est curieux, c’est certain.

La projection, en présence de l’équipe, sera précédée de la diffusion du court métrage Contre-courant de Gaëtan D’Agostino.

 

Dans la même section, « Regards croisés », qui nous proposera  de voir les nouveaux Tim Burton, Paul Thomas Anderson, Jean-Jacques Annaud ou Larry Clark, on découvrira également Jamais de la vie de Pierre Jolivet, un réalisateur français rare, atypique et donc précieux.

Pour les vieux de la vieilles nostalgiques, rappelons qu’il forma avec son frère Marc, le duo de clowns Recho et Frigo qui sévissait dans les années 70 sur TF1.

Depuis les années 80, il enchaîne les longs métrages très attachants: Strictement personnel (1985), Force majeure (1989), Fred (1997), En plein cœur (1998), Ma petite entreprise (1999), La Très Très Grande Entreprise (2008) ou Mains armées (2011) sont quelques-uns de ses films les plus connus.

 

Pour Jamais de la vie, qui mélange comme souvent chez lui préoccupations sociales et ambiances sombres, il a convoqué deux acteurs belges de premier plan: Olivier Gourmet et le jeune mais déjà incontournable Marc Zinga (Magritte du meilleur espoir masculin pour Les Rayures du Zèbre, actuellement sur le tournage du nouveau James Bond).

 

Le film sera présenté samedi 21 février à 17h30. Il est coproduit par les Belges de Panache Productions et de La Compagnie cinématographique, André Logie et Gaetan David, donc

 

 

 

Enfin, toujours dans cette jolie sélection « Regards Croisés », on découvrira le dimanche 22 en soirée à Imagix Mirage d’Amour avec Fanfare avec Marie Gillain, Eduardo Paxeco et Jean-François Stévenin.

Filmé à Humberstone, dans le désert chilien d’Atacama, ce projet dépaysant est le tout premier long métrage réalisé par Hubert Toint, figure bien connue chez nous puisqu’il est à la tête de la société de production Saga Films.

Pour lui, ce projet est un rêve et un aboutissement. Fidèle en amitié, il l’a construit autour d’un scénario écrit par feu Bernard Giraudeau à partir d’un roman de Hernan Rivera Letelier. Il en a confié le rôle principal à Marie Gillain, actrice emblématique de Saga Film puisqu’elle était la vedette du tout premier succès commercial de la société : Marie de Marian Handwerker.

 

 

Marie incarne donc ici Hirondelle, une jeune femme sensible, réservée, timide, parfois à l’extrême. Son côté rêveur, absent, explique en grande partie qu’à trente ans elle n’ait pas encore trouvé l’amour. Pourtant elle tient de son père cette force de caractère qui lui permet de dépasser ses peurs, de prendre les décisions importantes dans les moments critiques. De sa mère, elle a hérité le goût de romanesque et de la musique. En réalité, l’endroit où Célestine se sent réellement à l’aise c’est devant son piano, jouant du Chopin ou synchronisant un film muet : elle est alors elle-même.

 

Mais l’univers de cette jeune fille bien sous tout rapport va basculer lorsqu’elle rencontre Bello, figure du charmeur, du mauvais garçon, du saltimbanque venu d’ailleurs : il est malin, cynique, hâbleur, courageux, un brin mélancolique. Et pour ne rien gâcher, il est très beau. Bello est incarné pa rl’acteur chilien Eduardo Paxeco.

 

 

 

 

Traditionnel temps fort de la semaine, la compétition des courts métrages belges sera l’occasion de revoir quelques films très sympas découverts au FIFF namurois, mais aussi quelques nouveautés comme l’étonnant Edgar et la douze demoiselle du très jeune Fréderic Legrand, sous influence Tim Birton (avec une narration de François Pirette).

Plusieurs de ces films étaient dans la liste des 10 films retenus pour els Magritte du cinéma.

Les films seront projetés en deux séances le jeudi 26 à 16 et 18h au Plaza Art.

 

 

Un court métrage belge participe aussi à la compétition internationale: il s’agit de Bad Hunter déjà primés à plusieurs reprises sur le plan international. Ce nouveau court de Sahim Omar Kalifa succède à Baghdad Messi qui a connu une incroyable carrière à travers le monde avec 42 international awards pour 150 sélections en Festivals à travers le monde ces deux dernières années.

Land of the Heroes, le film précédent du réalisateur, avait engrangé 20 awards dont le prix du jury à Berlin (Generation Kplus).

Le film sera projeté mercredi 25 à 16 au Plaza Art.

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