Le Festival de Paris sous le charme belge

A l’occasion de la 11e édition du Festival Paris Cinéma organisé dans différents endroits de la Ville Lumière du 28 juin au 9 juillet, les artistes et films wallons, flamands et bruxellois, seront mis à l’honneur à travers une programmation exceptionnelle qui regroupera avant-premières, courts métrages et hommages.

Une rétrospective sera consacrée à Natacha Régnier, et la manifestation proposera des focus sur Joachim Lafosse et Félix van Groeningen. En leur présence…

 

 

Ce panorama très complet du cinéma belge se déroulera en présence de nombreux invités: Bouli Lanners, Jérémie Renier, Olivier Smolders, Marion Hansel, Peter Brosens, Jessica Woodworth, Jonathan Zaccai, Déborah François, Pauline Étienne, Jaco Van Dormael, Lydia Chagoll, Olivier Gourmet, Lucas Belvaux (photo ci-dessous) seront normalement de la partie. Épatant, non?

 

 

En tout, plus de 100 films, des premiers temps du muet à nos jours, seront proposés traçant les contours d’un cinéma réfractaire aux étiquettes qui se décline au pluriel, entre réalisateurs francophones et flamands, autour d’œuvres singulières et fortes, et d’acteurs de génie…

On y découvrira une histoire du cinéma belge à travers le prisme de l’humour, mais aussi un focus sur plus de 50 courts métrages, une nuit consacrée à Jean-Claude Van Damme et une nuit Belgitude pour voir des oeuvres surprenantes et à l’intrigue unique dans leur genre.

 

 

 

L’année Natacha.

Dans le cadre de cette édition placée sous le signe de la Belgique, le Festival Paris Cinéma rendra hommage à l’une de ses comédiennes les plus talentueuses, Natacha Régnier. C’est avec le rôle de Marie dans « La Vie rêvée des anges », pour lequel elle obtient le Prix d’Interprétation à Cannes avec Élodie Bouchez, que la marraine du Festival du cinéma belge de Moustier 2013  s’impose comme une actrice de premier plan. Elle n’a alors que 26 ans. Depuis, elle a tourné dans une trentaine de longs métrages pour le cinéma et la télévision, que ce soit pour des premiers films ou ceux de réalisateurs confirmés.

 

Ainsi, Luc Bondy, Eugène Green, Jane Birkin mais aussi ses compatriotes Chantal Akerman et Lucas Belvaux lui ouvrent les portes de leur univers.  Natacha Régnier devient de plus en plus présente dans le paysage du cinéma francophone. Le cinéaste Emmanuel Bourdieu en fait son actrice phare en lui offrant un rôle dans ses trois longs-métrages. Plus récemment, elle a travaillé avec des réalisateurs en début de carrière comme Jacob Berger, Angela Schanelec ou encore Pierre Vinour, complétant sa panoplie avec des rôles de mère, d’amante ou d’épouse délaissée. On a aussi pu l’apercevoir dernièrement dans les films de Costa-Gavras ou Michel Gondry.

Natacha Régnier a tracé, depuis le milieu des années 90, un chemin singulier dans le cinéma belge et français, rencontrant les plus brillants réalisateurs de son temps et imprimant sa marque de grande actrice moderne à tous les personnages qu’elle incarne.

 

Parmi les vingt films retenus par le festival, les spectateurs parisiens pourront (re)voir La Vie Rêvée des anges, les Amants Criminels, Comment j’ai tué mon père, Trouble, Le Capital ou 38 témoins. Des films dans lesquels elle ne tient pas forcément le rôle principal mais qu’elle illumine toujours de sa présence. Natacha animera aussi une masterclass et viendra rencotnrer le public à l’occasion d’une soirée spéciale.

 

 

 

Un pays très animé

Véritable festival dans le festival, Paris Cinémômes se déroulera au cinéma Étoile Lilas, et proposera de nombreuses avant-premières, une sélection de grands classiques de l’animation belge (pays invité cette année), ainsi qu’un programme autour des monstres.

La plupart des séances seront présentées et animées, et le cinéma se transformera en lieu d’accueil pour le jeune public, qui pourra ainsi s’amuser ou lire dans une ludothèque installée spécialement pour l’occasion, dessiner et afficher ses propres dessins de monstres…

Grâce à la mise en place d’ateliers encadrés, les plus jeunes pourront également se familiariser avec le monde du cinéma et de l’animation.

Rayon belge, le festival propose quelques uns des derniers fleurons de l’animation noir jaune rouge : Panique au Village, Le tableau, Ernest et Célestine, Couleur de Peau : Miel…

 

Et impossible de parler d’animation belge sans évoquer le nom de Raoul Servais et l’incontournable Taxandria, œuvre follement ambitieuse qui mélange prises de vue réelles et animation.

Une sélection de films emblématiques de l’histoire de l’animation belge réalisés par les célèbres studios Belvision. Quatre films à redécouvrir dans les conditions exceptionnelles de la salle : Pinocchio dans L’espace (1965), Astérix et Cléopâtre (1968), Tintin et Le Lac aux requins (1972), La Flûte à six schtroumpfs (1975)

 

 

Le panorama made in Belgique est programmé dans diverses salles : MK2 Bibliothèque (13e), Centre Wallonie-Bruxelles (4e), 3 Luxembourg (6e), Forum des images (1er) et Louxor (10e). Tous les films seront proposés à des tarifs d’autant plus abordables que le festival s’ouvre à la fête du cinéma du 30 juin au 3 juillet : pendant cette période, toutes les séances sont à 3.5€. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à visiter le site internet, la page Facebook ou à vous abonner au fil twitter. Des photos seront disponibles ici et les vidéos réalisées et montées par les étudiants de l’École Supérieure Libre d’Études Cinématographiques, et accessibles sur daily motion.

 

Le programme des Belges est disponible ICI

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