Fenêtre sur doc : Spécial Rwanda

Pour le huitième été consécutif, la RTBF ouvre sa « Fenêtre sur Doc » aux documentaires de création, sur La Trois en prime time, le mercredi soir cette fois. Nous ouvrons la série avec des témoignages poignants de femmes victimes de la barbarie des hommes au Rwanda.

Six femmes tutsies, violées dès avril 94 par des génocidaires hutus, racontent leur calvaire : le viol, la grossesse, l’accouchement, l’errance, la vie avec ces enfants nés de la barbarie.

Vingt ans après la fin du génocide, nous suivons ces femmes et leurs enfants devenus jeunes adultes. Rwanda, la vie après. Paroles de mères » : un film de Benoît Dervaux et André Versaille à voir sur La Trois le mercredi 2 juillet à 21h05

 

 

Le génocide des Tutsi au Rwanda a pris fin en juillet 1994, il y a 20 ans exactement. L’extermination des Tutsi du Rwanda a commencé le 7 avril 1944. Durant 3 mois, environ un million de personnes, en majorité tutsi ont perdu la vie. Il n’y a jamais eu de décompte précis du nombre de Rwandais assassinés. Encore moins des milliers de femmes violées.

 

20 ans plus tard, nous partons à la rencontre de 6 femmes rescapées des massacres mais pas de l’horreur. Tour à tour, elles racontent avec un courage indicible leur calvaire. La plus jeune d’entre elle avait à peine 16 ans quand plusieurs hommes se sont attaqués à elle.

20 ans plus tard, les souvenirs sont d’une précision infinie. La douleur est intacte. Le traumatisme profond. Les larmes coulent. L’une d’elle déclare  » mon Dieu que la femme a souffert pendant le génocide « . Le mot est faible. Ce qu’elles ont enduré dépasse l’entendement.

 

 

Mais leur calvaire ne s’arrête pas après les viols. Après, il y a l’abandon, l’accouchement et la condamnation à vivre avec un être issu de la barbarie des hommes.

20 ans après, ces enfants devenus de jeunes adultes parlent eux aussi. Aux côtés de leurs mères, ils racontent ce difficile apprentissage de s’accepter, de vivre ensemble, de vivre tout court.

Avec pour conclure un exemple magistral de résilience:  » Mes enfants et moi, nous devons vivre, il faut vivre « . Vivre pour être plus fort que la haine des bourreaux.

Production : Dérives / RTBF

 

 

Ce film  sera suivi à 22h15 par un autre documentaire coproduit par la RTBF et diffusé dans la case Fenêtre sur doc en 2009: Dunia Zàlem.

 

Ce documentaire qui le parcours  d’une jeune femme burkinabé débarquée en Belgique à 23 ans et qui retourne à Ouagadougou, où elle retrouve son passé, quand elle fut placée à 7 ans comme domestique pour subvenir aux besoins de sa famille. C’est par son regard, et au fil de ses conversations avec les enfants qui sont dans des situations analogues, que nous découvrirons leur sort, comme domestique, vendeuse ou ramasseur de sable. Avec pudeur et simplicité, ils se confient à leur  » grande soeur « . Partagée entre deux cultures, Fatimata nous aide à comprendre comment cette mise au travail des enfants est hélas une composante incontournable de la survie des familles, et repose sur une conception de l’enfance en total décalage avec la nôtre.

 

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