« Diamant Palace »: le biais vert et vénère

Avec la websérie Diamant Palace, Le Biais Vert et ses instigateurs entendent porter un discours urgent et militant sur les enjeux écologiques, politiques et sociaux de notre époque. Un cri d’urgence, qui fait écho à ceux émis par les lanceurs d’alerte à travers le monde, à commencer par celui de Youth for Climate.

La forme empruntée par Diamant Palace est compliquée à décrire, mêlant rêverie utopiste, exposés didactiques, rencontres inspirantes et remuantes, le tout situé dans un décor de fiction actualisé, le Diamant Palace, un ancien théâtre Art Nouveau où une communauté de militant·es et de rêveur·ses s’est rassemblée pour « quitter la ville de l’intérieur », et inventer les nouveaux récits fondateurs, ceux qui feront réellement qu’un autre monde soit possible.

Car notre monde (et le possessif « notre » montre bien que le point de vue humain est autocentré) court à sa perte, s’il est encore besoin de le répéter. Diamant Palace file la métaphore du naufrage, comparant notre civilisation à un vaisseau fantôme, paquebot vain et orgueilleux qui se croyait insubmersible.

La websérie aborde de façon accessible des sujets urgents, et multiplie les interviews avec des intervenant·es de référence. Le premier épisode par exemple part à la rencontre de Philippe Descola, qui a théorisé le fait que « la nature n’existe pas », en tant que concept créé par une humanité qui se place en surplomb.

La série compte 6 épisodes, au fil desquels on retrouve le jeune animateur et militant écologiste Félicien Bogaerts (il co-réalise Diamant Palace avec Ilyas Sfar et Elias Sanhaji, cofondateurs du Biais vert), mais aussi Jean-Luc Couchard, qui traverse la série d’épisode en épisode, et de nombreux guests.

La série est disponible sur la chaîne Youtube du Biais Vert.

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