Delphine Lehericey, Philippe Van Leeuw, et les Dardenne bientôt en tournage

Tournage imminent pour Delphine Lehericey, Philippe Van Leeuw, les frères Dardenne, mais aussi Emmanuelle Nicot, Zéno Graton ou Caroline Strubbe, qui viennent de recevoir le soutien du fonds d’investissement régional screen.brussels.

Pour sa 16e session de soutien, le fonds d’investissement régional bruxellois screen.brussels soutient 14 nouveaux projets, dont un podcast (Ecoute la ville qui brusselle), et 6 longs métrages belges, rien que ça, dont les tournages devraient pour la plupart avoir lieu cet été.

Alors que son excellent dernier film, Le Milieu de l’horizon, découvert au Festival de Namur, avec Laetitia Casta et Luc Bruchez, pourrait enfin sortir à la rentrée (on annonce le 29 septembre en France), Delphine Lehericey s’apprête à tourner son 4e long métrage, Last Dance, comédie de l’âge mur. À 75 ans, Germain vit une retraite contemplative, pratiquant un farniente indécent nourri d’une légère misanthropie. Lise, sa femme depuis 50 ans, s’occupe de tout à la maison et remplit avec bonheur son agenda d’activités artistiques et bénévoles. Le jour où Lise décède brutalement, la vie de Germain est alors envahie par sa famille qui lui impose une surveillance dont il se serait bien passé. Au générique, on retrouvera François Berléand, que l’on imagine délicieusement acariâtre dans le rôle de Germain, mais aussi la danseuse Maria La Ribot, le jeune comédien Kacey Mottet Klein (l’inoubliable héros de Keeper, notamment), et côté belge Astrid Whettnall, Jean-Benoît Ugeux, et la jeune comédienne Elise Havelange. C’est Need Productions qui porte le film en Belgique.

Autre tournage attendu cet été, celui du nouveau film des frères Dardenne, qui s’attaquent une fois de plus à un sujet fort et sensible. Tori et Lokita met en scène l’opposition entre l’invincible amitié d’un jeune garçon et d’une adolescente venus seuls d’Afrique aux cruelles conditions de leur exil en Belgique. Au casting, on retrouvera quelques habitués des cinéastes, et notamment Baptiste Sornin (Deux jours une nuit), Marc Zinga (La Fille Inconnue) et Claire Bodson (Le Jeune Ahmed). Ce sont une fois encore Les Films du Fleuve qui sont à la manoeuvre.

Claire Bodson dans « Le Jeune Ahmed »

Tournage estival également pour Emmanuelle Nicot, remarquée avec son court métrage multi-primé A l’arraché, s’apprête à tourner L’Amour selon Dalva, l’histoire d’une jeune fille de 12 ans, brusquement retirée du domicile paternel. Furieuse, elle n’en comprend pas les raisons. Placée dans un foyer et rescolarisée, Dalva va progressivement comprendre que derrière ce qu’elle a toujours nommé « amour », se cache autre chose. Le film est produit par Hélicotronc, qui accompagne donc la réalisatrice dans l’aventure du long métrage.

Zéno Graton, de son côté, frappe fort avec son film de fin d’études, Mouettes, Bayard du Meilleur CourtMétrage au Festival de Namur. Le Paradis est une histoire d’amour entre deux adolescents, Joe et William, prenant naissance dans un centre éducatif fermé : Joe et William tombent amoureux. Ce drame romantique se tournera en octobre prochain. Si le casting pour les deux rôles principaux est en cours, on retrouvera au générique l’excellente comédienne française Eye Haidara (Le sens de la fête, Un homme d’honneur) ainsi que Jonathan Couzinié (Les héros ne meurent jamais, il était une seconde fois). Le film est produit par Tarantula.

On attendait avec curiosité le retour de Philippe Van Leeuw, qui après nous avoir entraînés au Rwanda avec Le Jour où Dieu est parti en voyage, et en Syrie avec Insyriated, s’intéresse cette fois-ci avec The Wall à l’Amérique post-Trump. Il y dresse le portrait d’une femme, Jessica Comley, membre de la Border Patrol à la frontière entre les USA et le Mexique où traversent de nombreux migrants. Tournage prévu aux USA dans quelques mois, avec Altitude 100 à la production.

Enfin, screen.brussels soutient également un long métrage flamand de Caroline Strubbe, à qui l’on doit notamment Lost Persons Area et I’m the Same, I’m an Other. The Silent Treatment est un film sur la façon dont l’imagination et la créativité peuvent nous aider à faire face aux traumatismes afin de faire la paix avec notre passé. Il nous plonge dans l’histoire de Tess, une jeune Belge de 18 ans assez étrange, souffrant du syndrome de Stockholm, qui traque à Budapest un quarantenaire introverti, Szabolcs.

Parmi les autres projets aidés par le fonds, on retiendra également deux documentaires, Les Combattantes, d’Henri de Gerlache, qui raconte l’itinéraire de jeunes femmes engagées, dans le sillage de Greta Thunberg, qui chacune à leur manière, sont portées par une énergie unique capable de déplacer des montagnes, et Petites de Pauline Beugnies (dont vous pouvez voir actuellement en ligne le dernier film, Shift), récit libre de l’Affaire Dutroux, raconté par cette génération d’enfants, aujourd’hui adultes, exposée bien trop tôt au sordide dans l’intimité de leurs foyers. Le fonds soutient aussi le prochain film de Ben Stassen et des studios nWave, Chickenhare & the Hamster of Darkness, dont nous vous parlions ici.

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