Décès de Chantal Akerman

Alors que Flagey est en train de programmer une rétrospective et que le FIFF présente  I Don’t Belong Anywhere, le documentaire que Marianne Lambert lui a consacré, le monde du cinéma apprend avec consternation le décès de Chantal Akerman.

 

 

 

 

Née à Bruxelles, il y a 65 ans, la cinéaste a réalisé son premier court métrage à l’age de 18 ans, ayant décidé de devenir cinéaste après avoir vu Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard.

Après des études à l’INSAS, elle enchaîne les longs, souvent loués par la critique et récompensés en festivals.

 

Parmi ses œuvres très cérébrales, voire parfois austères, beaucoup sont considérées aujourd’hui comme des chefs-d’œuvre : Je, tu, il, elle (1974), Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles (1975), Golden Eighties (1986) ou la Captive (2000) ont fait d’elle une des figures de proue, non seulement du cinéma belge, mais aussi d’un cinéma différent, résolument moderne et en marge ayant émergé dans les années 70.

 

 

Au récent festival de Locarno, Chantal Akerman avait présenté son dernier long métrage, No Home Movie, un portrait consacré à sa mère.

 

Hasard du calendrier, I don’t belong anywhere: le cinéma de Chantal Akerman est diffusé aujourd’hui à 18h30 à l’Eldorado 5 de Namur.

A la fin de la bande annonce, la cinéaste explique qu’elle s’était récemment rendu compte que tout son cinéma était basé sur sa mère et que depuis le décès de celle-ci, elle se demandait si elle allait encore pouvoir créer.

Un final terriblement émouvant pour une carrière exemplaire.

 

 

 

 

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