De la tendresse au FIFF

La 28e édition du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) se déroulera du 27 septembre au 4 octobre 2013. Chaque année, le Festival de Namur présente près de 150 films issus des quatre coins de l’espace francophone depuis la France jusqu’au Québec, en passant notamment par la Roumanie, l’Afrique, la Suisse, le Liban, le Vietnam ou encore la Belgique. C’est naturellement ce qui nous intéresse en priorité.

Rendez-vous incontournable du cinéma francophone, le FIFF accueille des professionnels venus du monde entier autour d’ateliers, de colloques et de rencontres qui ont notamment permis à différents films de voir le jour. Grâce à son FIFFpass, Namur se rapproche également de son public en lui offrant la possibilité de découvrir à un prix démocratique une cinématographie riche et variée, mais trop souvent méconnue.

 

Comme déjà annoncé, c’est le film LA VIE D’ADELE – Chapitres 1 et 2 d’Abdellatif Kechiche qui fera l’ouverture officielle du Festival le vendredi 27 septembre, en présence du réalisateur. Palme d’Or du récent Festival de Cannes, le film est interprété par Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos. Le film a é té coproduit en Belgique par Scope Pictures et Catherine Salée fait partie de la distribution.

 

Le Festival vient de dévoiler quelques nouveaux films sélectionnés pour cette 28ème édition. Dont deux films très belges et très attendus…

LA TENDRESSE de Marion Hänsel (Belgique/France/Allemagne)
Un couple séparé depuis quinze ans se retrouve le temps d’un voyage de deux jours pour aller chercher leur fils hospitalisé à l’étranger suite à un grave accident de ski.
Que ressentent-ils encore l’un pour l’autre; de l’indifférence, de la rancœur, de la jalousie ? Ou peut-être de la connivence, de l’amitié, qui sait de l’amour. Ce road-movie léger, qui nous emmène de Bruxelles au sommet des Alpes, nous fera découvrir Frans et Lisa deux êtres profondément sincères pour qui nous ne pourrons ressentir que de la tendresse.
On ne présente plus Marion Hänsel dont les films parcourent les festivals les plus prestigieux récoltant nombre de prix (dont le Lion d’Argent à Venise pour Dust). Son nouveau film est interprété par Olivier Gourmet (notre Président d’honneur), Marilyne Canto, Adrien Jolivet, Margaux Chatelier et Sergi Lopez. La Tendresse est produit par Man’s Films Productions (Belgique), A.S.A.P. Films (France) et Neue Pegasos Film (Allemagne), en coproduction avec ZDF/ARTE, Rhône-Alpes Cinéma, RTBF et Belgacom. Distribué en Belgique par Cinéart, le film sortira en salles le 16 octobre.
 

HENRI de Yolande Moreau (France/Belgique)
Henri, la cinquantaine, d’origine italienne, tient avec sa femme Rita un petit restaurant près de Charleroi, « La Cantina ». Une fois les clients partis, Henri retrouve ses copains, Bibi et René, des piliers de comptoirs ; ensemble ils tuent le temps devant quelques bières en partageant leur passion commune, les pigeons voyageurs. Rita meurt subitement, laissant Henri désemparé. Leur fille Laetitia propose alors à Henri de se faire aider au restaurant par un « papillon blanc », comme on appelle les résidents d’un foyer d’handicapés mentaux proche de « La Cantina ». Rosette est de ceux-là. Elle est joyeuse, bienveillante et ne voit pas le mal. Son handicap est léger, elle est simplement un peu « décalée ». Elle rêve d’amour, de sexualité et de normalité. Avec l’arrivée de Rosette, une nouvelle vie s’organise.
Aussi émouvante devant que derrière la caméra, l’actrice belge Yolande Moreau coréalisait son premier film, Quand la mer monte en 2004, remportant le César de la meilleure première œuvre, le César de la meilleure actrice, le Prix Louis Delluc du premier film et le Bayard d’Or de la meilleure comédienne à Namur, tandis que Wim Willaert recevait le Bayard d’Or du meilleur comédien ! Interprétée par Pippo Delbono, Candy Ming et Jackie Berroyer, sa nouvelle réalisation, Henri, clôturait la Quinzaine des Réalisateurs cette année à Cannes. Produit par Christmas in July (France), Versus Production (Belgique), France 3 Cinéma, F comme Film (France), en coproduction avec RTBF, Prime Time et Belgacom, le film sera distribué en Belgique par O’brother.

 

 

DIEGO STAR de Frédérick Pelletier (Québec/Belgique)
Un cargo sur le fleuve Saint-Laurent. Dans la salle des machines, un incident majeur se produit. Traoré, un mécanicien ivoirien, est injustement accusé. Le bateau est remorqué au chantier maritime de Lévis pour être réparé. Dans l’intervalle, l’équipage est hébergé par les habitants. Loin des siens et de ses repères, Traoré s’enfonce dans l’hiver québécois…
Après plusieurs courts métrages, le cinéaste québécois Frédérick Pelletier signe ici son premier long métrage, Diego Star, dont le projet a bénéficié de l’expertise du Forum de la Production à Namur en 2009. Produit par Metafilms (Québec) et Man’s Films Productions (Belgique), ce drame est interprété par Issaka Sawadogo (découvert dans Si le vent soulève les sables de Marion Hänsel et L’Envahisseur de Nicolas Provost), Chloé Bourgeois, l’espoir belge Yassine Fadel et Abdelghafour Elaaziz.

 

 

LES GARCONS ET GUILLAUME, A TABLE ! de Guillaume Gallienne (France/Belgique)
Le premier souvenir que j’ai de ma mère, c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : ‘Les garçons et Guillaume, à table !’ et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : ‘Je t’embrasse ma chérie’. Eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.
D’abord acteur notamment dans Marie-Antoinette de Sofia Coppola et Fauteuils d’orchestre de Danièle Thompson, Guillaume Gallienne réalise ici son premier long métrage, adaptation de sa propre pièce de théâtre éponyme. Récompensé à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, le film est interprété par Guillaume Gallienne, André Marcon, Françoise Fabian, Nanou Garcia et Diane Kruger. Le film sera distribué en Belgique par Victory Productions. Nexus Factory a assuré la production belge du film.

 

 

SDEROT, SECONDE CLASSE de Osvalde Lewat (France/Belgique/Cameroun)
L’école de cinéma de Sdérot. Créée par un ancien soldat de l’armée israélienne. À deux kilomètre de la frontière avec Gaza. Une école qui se veut un modèle d’intégration, de cohabitation des communautés qui vivent en Israël. Un microcosme, laboratoire sociologique d’Israël, où se confrontent des idéologies, des positionnements politiques complexes, paradoxaux… Le lieu d’une géopolitique culturelle qui entend faire bouger les lignes…
Un espace clos où la vie quotidienne entre juifs, musulmans, chrétiens, Palestiniens, Israéliens, radicaux de gauche, colons ultranationalistes, sans être un long fleuve tranquille, réussit tant bien que mal à se construire…
Réalisatrice franco-camerounaise, Osvalde Lewat prend la défense des opprimés dans chacun de ses documentaires : les Amérindiens dans Le Calumet de l’espoir, un prisonnier condamné pour 4 ans mais laissé 33 ans en prison au Cameroun dans Au-delà de la peine, les femmes violées pendant la guerre au Congo dans Un amour pendant la guerre ou encore les victimes de l’Unité spéciale des forces de l’ordre au Cameroun dans Une affaire de Nègres. Son nouveau documentaire, Sdérot, seconde classe est produit par AMIP (France), Neon Rouge Production (Belgique) et Waza Images (Cameroun).

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