La 8e édition du Brussels International Film Festival se tiendra du 20 au 28 juin prochains, et accueillera dix nouveaux films belges dans le cadre de la Compétition Nationale, 5 fictions, et 5 documentaires!
C’est Kika, le premier long métrage de fiction d’Alexe Poukine découvert il y a quelques jours à la Semaine de la Critique de Cannes d’Alexe Poukine qui fera l’ouverture de cette compétition que la cinéaste connait bien, puisqu’elle l’a remportée l’année dernière avec son excellent documentaire, Sauve qui peut.
On retrouvera également L’été de Jahia, le nouveau film d’Olivier Meys, auquel on doit le très beau Bitter Flowers, sorti en 2018. Le film suit Jahia, jeune Burkinabé vivant dans un centre pour demandeurs d’asile en Belgique, paralysée par la peur de l’avenir. Un jour, elle rencontre Mila, une Bélarusse pleine d’énergie. C’est le début de l’été, et d’une amitié qui bouleversera sa vie. Sera également proposé Au bord du monde, de Guérin van de Vorst et Sophie Muselle,, l’histoire d’Alexia, 25 ans, volontaire et idéaliste, qui arrive comme infirmière stagiaire dans le service fermé d’un hôpital psychiatrique, et rencontre Joëlle, l’infirmière en chef, qui lui apprend le métier. Alexia va être touchée par la colère de Mila, un patiente de 20 ans, qui pense qu’elle n’a rien à faire là. Alexia est interprétée par Mara Taquin, qui est également l’héroïne de Rano de Valéry Rosier, tourné sur une île sauvage au large de Madagascar, qui s’attache aux destins croisés de deux âmes en quête. Macha, jeune Belge, fuit un deuil impossible et trouve refuge auprès de sa mère. Franco, Malgache, revient sur ses terres natales pour retrouver un père distant et une mère mystérieusement disparue. Dernière fiction, présentée, Vitrival, de Noëlle Bastin et Baptiste Bogaert, l’histoire de Benjamin et Petit Pierre, cousins et policiers locaux, patrouillent à Vitrival en écoutant Radio Chevauchoir. Ils ont fort à faire : des graffitis cochons apparaissent sur les murs du village. Bien sûr, personne n’a rien vu ni entendu. Au même moment, un villageois se suicide, puis deux, puis trois.
Côté docus, Road 190, d’Émilie Cornu et Charlotte Nastasi, s’attache à un condamné à mort qui imagine, depuis sa cellule d’une prison du Texas, le trajet qui le conduira à son lieu d’exécution, au cœur de l’Amérique conservatrice. Après un détour par la fiction pour Temps mort, Ève Duchemin revient au documentaire avec Petit rempart, l’histoire d’une femme trouvant la force de se réinventer auprès de plus précarisées qu’elle. Thomas Damas s’interroge pour sa part dans Pour se revoir sur la possibilité de reconstruire un lien familial à la faveur des rencontres entre enfants et parent n’en ayant pas la garde organisées par la justice. Enfin, deux portraits ponctuent cette compétition : celui de l’insaisissable Miles O’Shea que tente de cerner Pieter Solta dans My Friend Miles. Et celui d’Erik von Markovik, pick up artist et excentrique gourou mondial de la séduction, au cœur de Words of Advice, de Flo Flamme.
Rendez-vous dans trois semaines, et en attendant, retrouvez plus d’infos sur le site.
Cinevox Le cinéma vu par les belges


