Benoit Brisefer vs la famille Bélier ? Et pourquoi pas les deux?

Quels sont les films à l’affiche? Ceux qu’on annonce?

Si vous voulez aller au  ciné ou planifier des sorties, voilà des questions existentielles qui doivent trouver une réponse rapide.

C’est pourquoi Cinevox propose désormais deux rendez-vous hebdomadaires.

Au menu: les films belges (à lire demain), mais aussi les coproductions et les longs métrages étrangers dans lesquels apparaissent des comédien(ne)s belges. Petite inversion cette semaine due à l’absence des chiffres du box-office qu’on attend avec impatience.

 

 

[Édition du 18 décembre 2014 ]

 

 

 

 

Deux grosses coproductions sont toujours à l’affiche à l’approche des fêtes : Astérix et le domaine des dieux et La French.

 

 

Le domaine des dieux est bien sûr l’adaptation d’un des meilleurs épisodes des aventures du petit guerrier gaulois et de ses potes excentriques. Elle a été dirigée par l’animateur Louis Clichy qui a fait ses armes chez Pixar et Alexandre Astier, le papa de Kamelot .

Le résultat, tout en 3D est d’autant plus enthousiasmant pour Cinevox, qu’il a été en partie réalisé chez Dreamwall à Marcinelle, chez Nozon au Pôle Image de Liège et chez Grid à Gand. Environ 20% du film a donc été entièrement mis en forme chez nous.

À la surprise générale, la Wallonie s’établit de plus en plus nettement comme une des places fortes de l’animation européenne (voir un peu plus bas pour une autre conformation) !

Qui l’eût cru il y a à peine 10 ans?

Vous pouvez d’ailleurs lire un article sur ce sujet ICI

 

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Un peu belge par la grâce de Scope Pictures, La French a été pour moitié tourné chez nous avec beaucoup de comédiens belges dans des seconds rôles. Le film a démarré sur des chapeaux de roues en France, un peu moins ici. Mais il est encore plus que temps d’aller vous régaler devant ce film qui réussit l’exploit d’être à la fois un grand divertissement populaire et de mettre en lumière un fait historique pas si lointain, mais déjà en partie oublié : l’assassinat du juge Michel.
Jean Dujardin et son pote Gilles Lellouche y sont épatants. Guillaume Gouix qu’on a vu chez nous dans Mobile Home y hérite également d’un fort joli rôle au moment où son pote Arthur Dupont revient lui en Belgique en tête d’affiche de Brabançonne.

Pauline Burlet, Patrick Descamps, Erika Sainte, Éric Godon ou l’autre Montois de l’aventure, Rosario Amédéo, assurent la présence belge avec une efficacité certaine…

 

Vous le savez maintenant : nous sommes fans. Nous vous avons d’ailleurs parlé de ce film en long et en large… ICI.

 

 

Sorti la semaine dernière, Le Chant de la mer, coproduction belge assurée par The Big Farm, joint venture entre les Belges de Iota et de Digital Graphics (plus les Luxembourgeois de Mélusine) peut également espérer profiter des vacances pour s’installer dans la durée.

Sa spécificité?  Ce nouveau long métrage de l’Irlandais Tomm Moore, qui fut naguère nominé aux Oscars pour Brendan et le Secret de Kells a été en partie réalisé dans la périphérie liégeoise.

 

Comme ils l’avaient fait sur Brendan, les délirants artisans numériques de Digital Graphics, devenus en quelques années une référence internationale en matière d’effets spéciaux et de travail de haute voltige sur des images live ou dessinées, ont œuvré pendant de longs mois sur cette épopée marine enchanteresse (pour en savoir plus sur DG, lire ICI)

 

Encensé par la presse, Le Chant de la mer pourrait très bien marcher sur les traces d’Ernest et Célestine.

Sa délicatesse et sa volonté de mélanger un certain classicisme et une approche résolument artistique peut dérouter au premier abord, mais si on se laisse tenter, qu’on se laisse voluptueusement glisser dans les brumes de ce conte irlandais, on risque bien, au bout du compte, de devenir très accro.

 

« Ce dessin animé « old school » défie les productions des géants américains. (…) « Le Chant de la mer » est le cadeau animé de ce Noël « , lit-on dans Le Point.  » Avec ses détails luxuriants et sa beauté étourdissante, ce second film d’animation est un enchantement », confirme Le Monde

 » […] depuis son premier film, Brendan et le ­secret de Kells, Tomm Moore s’est aussi ciselé un style bien à lui, personnages cartoonesques découpés sur des décors peints, d’une beauté d’enluminure médiévale. Le trait joue avec les motifs traditionnels celtiques et les textures semblent palpables : mer de velours, champs d’or et de laine, pierres grenues et patinées par le temps. », conclut Telerama
La presse belge n’est pas moins enthousiaste. Ainsi lit-on sous la plume d’Alain Lorfèvre dans la Libre (un spécialiste de l’anime) :  » Le conte est audacieux, métaphore évidente de la « disparition » d’un parent. Il puise aux mêmes sources fantastiques et folkloriques que les sagas « Harry Potter » ou « Le Hobbit », mais présente aussi des similitudes avec l’univers du maître japonais Hayao Miyazaki : la sorcière du « Chant de la mer » évoque celle du « Château ambulant ».

La référence au meilleur de Miyazaki revient d’ailleurs souvent dans les différents articles consacrés au film. De quoi vous allécher?

 

Une chose est certaine: le film plus fragile qu’un Astérix ne pourra pas rester longtemps à l’affiche s’il n’est pas soutenu dès sa première semaine de diffusion. Si le cœur vous en dit, c’est maintenant qu’il faut vous décider.

 

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Ce mercredi, deux nouveaux films avec des acteurs belges dedans se sont aussi installés dans nos cinémas. Jusqu’ici celui qui fait le plus gros ramdam médiatique n’est pas celui qu’on attendait.

 

Benoît Brisefer : les Taxis Rouges (coproduit par la Compagnie cinématographique) tentera le pari de l’adaptation ciné d’une BD. Un exercice toujours périlleux. Âgé de 10 ans, Benoît Brisefer est un petit garçon au caractère bien trempé et d’une grande générosité qui cache sous une apparence très ordinaire de super pouvoirs. Son seul point faible : il perd toute sa force quand il s’enrhume. Courageux, vaillant et très volontaire, ce superhéros pas comme les autres n’hésite pas une seconde à passer à l’action pour défendre ses amis et combattre le mal.

Or, sa ville est menacée par une bande de malfrats avec à leur tête Poilonez, un leader charismatique qui, sous couvert de l’implantation d’une nouvelle compagnie de taxis, Les Taxis rouges, a pour objectif de piller la cité.

Avec Gérard Jugnot, Jean Reno, le jeune Léopold Huet et quelques acteurs belges (dont Jean-Michel Balthazar) dans les seconds rôles.

 

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Face à ce super héros peu conventionnel, François Damiens va essayer de nous surprendre avec la famille Bélier, coproduit par Nexus factory, une famille où… tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans.

La jeune fille est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Mais poussée par son professeur de musique qui lui a découvert un don pour le chant, Paula décide de préparer le concours de Radio France.
Ce choix de vie signifierait pour elle l’éloignement de ses racines et un passage inévitable à l’âge adulte.

Comme dans Rien à déclarer, l’épouse de François Damiens sera ici Karin Viard. Sa fille, par contre, est un visage plus inattendu : Louane Emera fut demi-finaliste de The Voice France (équipe de Bertignac) en 2013.

 

Belga Films a décidé, en collaboration avec les exploitants des salles de cinéma, de proposer une version adaptée à chacun disponible dans les établissements suivants : Kinepolis  Imagibraine, Rocourt, Bruxelles, UGC Toison d’or et de Brouckere, Cinescope Louvain-la-Neuve, Cinepointcom Charleroi, Cinepointcom Verviers, Ecran Marche, Bastogne, Libramont, Acinapolis, Sauveniere, Eldorado, Stuart La Louvière, Wellington, Mouscron, Imagix Mons et Tournai, Variétés Waremme

 

LIRE ICI – VOIR ICI

 

 

L’indispensable David Murgia, qui a fait beaucoup parler de lui cette semaine, sera aussi au programme de cette fin d’année dans Geronimo de Toni Gatlif (le 24 décembre).

On est dans le Sud de la France.  Dans la chaleur du mois d’août, Geronimo, une jeune éducatrice veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre. Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d’origine turque s’échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan.

Leur fuite met le feu aux poudres aux deux clans. Lorsque l’affrontement éclate en joutes et battles musicales, Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier.

Défini comme un West Side Story gitan par un des jurés du FIFF où il était en compétition, Geronimo a fait l’ouverture du Festival du film méditerranéen, lire ICI.

 



Une semaine plus tard, Stéphane De Groodt fera ses vrais débuts dans un grand rôle au cinéma avec Une Heure de tranquillité de Patrice Leconte où il donne la réplique à Christian Clavier, décidément au four (Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu?), au moulin (Le grimoire d’Arkandias) et au comptoir (The profs et Les Visiteurs 3, à l’affiche l’an prochain).

Michel (Clavier), passionné de jazz, vient de dénicher un album rare qu’il rêve d’écouter tranquillement dans son salon. Mais le monde entier semble s’être ligué contre lui : sa femme choisit justement ce moment pour lui faire une révélation inopportune, son fils débarque à l’improviste, un de ses amis frappe à la porte, tandis que sa mère ne cesse de l’appeler sur son portable…

Sans parler du fait qu’il s’agit ce jour-là de la fameuse Fête des Voisins… Manipulateur, menteur, Michel est prêt à tout pour avoir la paix. Est-il encore possible, aujourd’hui, de disposer d’une petite heure de tranquillité ?

Le film sort le 31. Bonne année à tous !

 

 

Le même jour sortira Pasolini, nouveau long métrage du sulfureux Abel Ferrara.  Point d’acteur belge ici, mais une coproduction belge assurée par Tarantula.

On y replonge en novembre 1975, à Rome, pour assister au dernier jour de la vie de Pier Paolo Pasolini. Sur le point d’achever son chef-d’œuvre, il poursuit sa critique impitoyable de la classe dirigeante au péril de sa vie. Ses déclarations sont scandaleuses, ses films persécutés par les censeurs. Pasolini va passer ses dernières heures avec sa mère adorée, puis avec ses amis proches avant de partir, au volant de son Alfa Romeo, à la quête d’une aventure dans la cité éternelle…

Pasolini est ici incarné par Willem Defoe qui n’a pas eu à beaucoup se grimer pour passer pour le sosie du réalisateur. L’acteur américain habite depuis longtemps en Italie ce qui en faisait un choix encore plus évident pour Ferrara.

 

 

On jumpe vers 2015 et on s’arrête sur la case 7 janvier où nous attend Benoit Poelvoorde dans La rançon de la Gloire (coprod Les films du fleuve).

Nous sommes à Vevey, une petite ville au bord du lac Léman, 1977.

Tout juste sorti de prison, Eddy est accueilli par son ami Osman. Ils ont tous deux convenu d’un marché. Osman héberge Eddy, en échange de quoi celui-ci s’occupe de sa fille de sept ans, Samira, le temps que sa femme Noor subisse des examens à l’hôpital. Mais en cette veille de Noël, le manque d’argent se fait cruellement sentir. Aussi, lorsque la télévision annonce la mort du richissime comédien Charlie Chaplin, Eddy a une idée : subtiliser le cercueil de l’acteur et demander une rançon à la famille !

 

La bande-annonce du nouveau film de Xavier Beauvois fait grave, envie, non?

Elle est à voir ICI

 

 

La sortie de Bouboule (coproduction Versus) du Belgo-Suisse Bruno Deville un moment envisagée pour Noël a été repoussée au 14 janvier 2015. Bouboule est en fait le surnom de Kevin, 12 ans, 100 kilos qui s’empiffre de frites, de viennoiseries et de petits pots de crème et attend plutôt une crise cardiaque qu’un avenir florissant. Le film a séduit jusqu’ici un peu plus de 60.000 Français.

 

 

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Valentin, Valentin avec Marie Gillain sortira également le 14 janvier, Les souvenirs avec une formidable Annie Cordy, le 21 janvier(coprod Nexus factory – voir ici), comme Terre Battue avec Olivier Gourmet, (coprod les films du fleuve).

 

 

Prince Et Les 108 Rois Demons, film d’animation… chinois, coproduit par Scope et tourné en motion capture en partie chez nous arrivera le 28 janvier 2015, Le Meraviglie, film italien distingué à Cannes en mai dernier avec Sam Louwijck, le 11 février et Suite Française avec Matthias Schoenaerts, le 25 février (coprod Scope). Beaucoup plus tard, on sait déjà que Les Nouvelles Aventures d’Alladin (coproduit par … Artemis) avec Kev Adams le 14 octobre.

 

On n’oubliera pas non plus le très réussi Être de Fara Sene tourné à Liège avec une foule d’acteurs belges. À l’heure qu’il est, on ne connaît pas encore la date de sortie de cette coproduction des films du carré, mais il est probable que Cinevox s’y associera en avant-première d’une manière ou d’une autre. Restez branchés !

 

Difficile d’être exhaustifs dans un tel exercice de haute voltige que personne n’a tenté ici. Si vous pointez des films qui nous ont échappé, merci de nous envoyer un petit mail à redaction@cinevox.be.

 

 

 

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