Back in Black

Depuis ce 23 juillet, dans le centre de Bruxelles, Adil El Arbi et Bilall Fallah, les deux jeunes réalisateurs qui comptent parmi les plus grands espoirs du cinéma belges tournent Black, produit par la société Caviar.
Depuis leurs débuts, ils peuvent compter sur deux parrains de ciné d’exception : Michael Roskam (Rundskop) et Nabil Ben Yadir (Les barons, La marche)

Ce long métrage est adapté des romans à succès Black et Black (qui, idée originale, est la suite de… Black). les deux livres sont signés par l’auteur belge Dirk Bracke.

Les réalisateurs ont été conseillés et soutenus par le réalisateur Hans Herbots, qui avec le film Bo, a déjà adapté un ouvrage de Dirk Bracke (Het Engelenhuis).

 

Black raconte une histoire à la fois authentique et moderne.

Mavela, une black de quinze ans membre du redoutable gang de jeunes, le “Black Bronx”, est écartelée entre la loyauté et l’amour, lorsqu’elle tombe follement amoureuse d’un garçon marocain appartenant à un gang rival, les “1080”.  Très rapidement, elle se rend compte d’une chose: “être un jour membre d’une bande, c’est en être membre pour toujours“ et quitter le Black Bronx est tout simplement impossible.

Le film dépeint le monde impitoyable des gangs de jeunes, un phénomène très actuel. Film cru, réaliste et pourtant romantique, Black est un drame qui raconte un amour impossible.

 

Le scénario a été écrit par Nele Meirhaeghe (scénariste de Bo, Danni Lowinski, De Ridder, Loslopend Wild, etc.), en collaboration avec Adil El Arbi et Bilall Fallah.

 

Bilall Fallah

 

« Dès le début de nos études de cinéma, nous avons eu l’ambition de tirer un film du  livre de Dirk Bracke, Black. L’histoire racontée dans ce livre, le milieu dans lequel elle se déroule nous sont très familiers.  Nous avons grandi dans un monde similaire et nous avons personnellement l’expérience des bandes urbaines de Bruxelles pour les avoir côtoyées, de près ou de loin. La plupart des gens ont entendu parler du phénomène des bandes urbaines à travers les médias mais cela reste un « monde à part » qui ne les concerne pas. Dirk Bracke en dresse une image tellement authentique que l’on en vient à comprendre pourquoi ces jeunes se sentent attirés par ces bandes, comment elles fonctionnent et pourquoi elles portent en elles une telle violence.

 

Lorsque Dirk  Bracke  nous a appris, il  y  a  trois ans, que Hans  Herbots voulait adapter le livre au cinéma, il a été essentiel pour nous de pouvoir prendre part au  projet.  Le courant est passé immédiatement avec Hans Herbots et après quelques réunions de réflexion créative autour du projet, il nous a donné la chance de devenir les réalisateurs de BLACK. Notre approche et notre connaissance des quartiers et des jeunes qui y vivent garantissant, selon lui, l’authenticité du film. Depuis lors, il est notre coach et nous apporte un soutien essentiel dans l’évolution du projet grâce à son expérience, sa vision globale et son savoir-faire. »

 

Adil El Arbi 

 

Les deux réalisateurs ont attiré l’attention des professionnels et des cinéphiles en remportant des prix avec leur court métrage Broeders au Festival de Cinéma de Gand et au Festival de Cinéma International de Louvain. Ils ont ensuite reçu le VAF Wildcard fiction, très convoité, un prix grâce auquel ils ont pu réaliser leur premier long métrage: Image qui sortira le 5 novembre.
Black sera donc leur deuxième long métrage.

 

L’équipe de tournage s’est installée pour une trentaine de jours dans certains quartiers multiculturels de Bruxelles.  Les jeunes acteurs ont été trouvés grâce à un streetcasting.

 

Adil El Arbi, Bilall Fallah, Carolien de Caviar, Nabil Mallat et Chafic Amraoui dans les bureaux de casting Hakuna

« Bruxelles sera représentée comme un personnage, dans BLACK.  Nous avons une relation intense et passionnelle avec cette ville.   C’est la seule ville de Belgique où l’on ressent à   la   fois la haine et l’amour, une caractéristique des  grandes villes en général.  Dans le film, nous voulons aussi donner un sentiment de métropole internationale.  En nous servant des  décors de Bruxelles, nous cherchons à obtenir des images reconnaissables en Belgique mais aussi internationalement.

 

Les décors contribuent à l’atmosphère, l’image et l’authenticité de BLACK.   C’est   pourquoi nous pensons qu’il est réellement important de tourner dans les quartiers du  centre, le «  down town  »  de Bruxelles, et dans les stations de métro.  Le tournage d’IMAGE, notre précédent film, nous a permis d’accumuler une grande expérience de ces quartiers et de ces stations de métro et nous savons comment les appréhender. »

 

Black est une production de Ivy Vanhaecke et Charlotte Van Hassel pour la maison de production Caviar, en coproduction avec Climax Films et en collaboration avec a team productions.  Le film est réalisé avec l’aide du Vlaams Audiovisueel Fonds, du Tax Shelter belge, du programme de media de l’Union Européenne, de Bruxellimage et du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la communauté française.

Black a aussi reçu le soutien de Telenet, Eén et RTBF.  Kinepolis Film Distribution se charge de la distribution en salles en 2015.

 

Cet été, la très dynamique société Caviar tournera également Paradise Trips, le premier long métrage de Raf Reyntjens, et Alles voor Lena de Lucas Bossuyt.  Le 17 septembre, Plan Bart, le premier long métrage de Roel Mondelaers, sortira en salles, et le feuilleton télévisé de neuf épisodes Amateurs, de Frank Van Passel, sera diffusé sur VTM.

 

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