Alleluia ! Cannes est à la Cinematek !

Ce vendredi, Cinematek accueille une décentralisation de la Quinzaine des réalisateurs cannoises.  Une tradition qu’on a connue naguère à l’Arenberg et qui est donc perpétuée pour le plus grand plaisir des cinéphiles qui peuvent ainsi découvrir des films inédits qui ne seront pas diffusés en Belgique avant de longs mois. S’ils le sont…

 

Tout le monde est pourtant d’accord pour reconnaître que, cette année, la Quinzaine a accueilli à Cannes les œuvres les plus innovantes de tout le festival avec une tendance très nette à privilégier les films de genre.

 

Très inspirés, les maîtres d’œuvre belges de cette déclinaison ont choisi de mettre en évidence, et donc en ouverture de leur manifestation, Alleluia le quatrième long métrage de Fabrice Du Welz que nous vous avons notamment présenté ici. Il s’agira d’une vraie Première belge qui devrait donc en toute logique drainer la foule. Tous ceux qui adorent les histoires étranges et les ambiances sulfureuses, les partis-pris artistiques gonflés et les interprétations survoltées devraient largement y trouver leur compte.

 

Pendant le Festival de Cannes, notre collaboratrice française Maryline Laurin a accompagné, comme à sa bonne habitude, les équipes belges présentes sur la Croisette. Grâce à elle, on a notamment découvert la journée de Catherine Salée avant la projection de Deux Jours une Nuit (ici) et Stpéhane Bissot à cœur ouvert (ici).

À l’issue de la première projection cannoise d’Alléluia, elle s’est entretenue avec Vincent Tavier qui a produit, mais aussi  coécrit  le film avec son ami  Fabrice du Welz. L’heureux homme retrouvait la Quinzaine des réalisateurs où Ernest et Ernestine avait connu en 2012 le premier de ses nombreux  succès.

 

Qui a croisé Vincent sait qu’il n’est pas l’homme le plus loquace au monde ! Mais là, dans le feu de l’action, sur le trajet qui les menait à la plage, où allait se dérouler les interviews Marylin a réussi à recueillir quelques impressions.

 

« Les quatre premières personnes qu’on a vu sortir étaient quatre retraités qui nous ont dit : « ce n’est pas un film pour nous, mais mon dieu qu’est ce que c’était bien ! ». Rire. C’est vrai que la base du film ça reste une histoire d’amour, c’est moins un film de genre qu’une histoire d’un amour transgressif ou extrême. Je pense que c‘est ça que les gens retiennent. On était là 20 minutes avant la fin et à part 3, 4 personnes qui sortaient, on n’a pas vu grand monde qui avait fui ! », s’amuse le producteur

 

-Et vous comment sentez vous les choses ?

– Comment, comment, comment …. ? Sourire

C’est un film qui fera énormément de festivals et j’espère qu’en ventes internationales, il va fonctionner. Je sais qu’il y a déjà quelques pays comme le Japon qui sont intéressés.

Il  y a des gens qui suivent le travail de Fabrice depuis le début. Calvaire on l’avait quand même pas mal vendu. Ensuite, ce sera forcément des petites sorties. A priori, Alleluia ne devrait pas attirer les foules au cinéma, mais on ne sait jamais…

 

Un écho à une déclaration de Vincent lors du débat avec le public qui suivit la projection : « Je fais plus des films qui marquent que des films qui font des entrées ! ».

La référence ultime a son propos est bien sur le film C’est arrivé prés de chez vous. Mais également, Panique au Village, par exemple.

 

– À quelle date le film va sortir ?

– Il sort à l’automne en Belgique. En France aussi je croise

 

 [cette photo comme les trois du dessus, copyright Maryline Laurin]

 

Bon je ne vous embête pas plus, parce je sais que ça a du déjà être un exercice surhumain pour vous. Le grand challenge : avoir réussi à faire parler Vincent Tavier !

– En plus Vincent Tavier qui a été dormir deux jours de suite à 4h du mat ….

 

–  Mais ça, on ne va peut-être pas le dire…

– Si , si, on peut…

 

Nous allons le dire différemment : comment prépare-t-on la première  projection de onze heures trente du matin?

En allant dormir à 4 H du matin et en se réveillant  avec une gueule de bois abominable et  puis on se dit :  Allez faut y aller !

 

–  Au moins, ça évite le trac !…..

–  Oui ça évite le trac, exactement ! On se dit, de toute façon c’est aujourd’hui que je meurs donc …

 

 [Photo : copyright Maryline Laurin]

 

Non seulement Vincent Tavier a survécu  à l’inverse des nombreuses victimes qui peuplent Alleluia, mais il a suivi le vieil adage qui dit « jamais deux sans trois » et laissé la nuit l’emporter à nouveau.

Et toute l’équipe de le suivre de la salle de projection de la Quinzaine des réalisateurs à la plage du Martinez puis chez Albane, le haut lieu des soirées cannoises sur la terrasse de l’hôtel Mariotte.

 

[Le programme complet de la Quinzaine bruxelloise est ICI]

 

Accueil du public à la sortie de la projection vespérale –  [Photo : copyright Maryline Laurin]

 

  [Photo : copyright Maryline Laurin]

 

 

 Lara Persain et Vincent Cahay –  [Photo : copyright Maryline Laurin]

 

 

 [Photo : copyright Maryline Laurin]

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