Agenda des sorties : tous les films belges [30/05/2016]

Quels sont les films à l’affiche? Ceux qu’on annonce? 

Si vous voulez vous éclater au ciné ou planifier vos prochaines sorties en solo, en amoureux, entre amis ou en famille, voilà d’angoissantes questions existentielles qui doivent être résolues sans délai.

Pour vous aider, Cinevox propose des articles mis à jour très régulièrement.

Bienvenue dans un espace d’information qui n’existe nulle part ailleurs.

 

[Édition du 30 mai 2016]

 

 


Produit par nWave Pictures, Robinson Crusoë est une très libre adaptation de l’histoire classique, racontée ici par Mardi, … un perroquet.

Réalisé en 3d par une équipe réunie à Bruxelles, ce nouveau long métrage de Ben Stassen et Vincent Kesteloot impressionne dès ses premières images. Il pourrait très bien devenir rapidement le plus gros succès de toute l’histoire du cinéma belge, un titre déjà détenu par N’Wave avec Le Voyage extraordinaire de Samy (plus de 10 millions de spectateurs à travers le monde) – Lire ICI

Nous avons consacré une capsule Cinevox au film : ICI

Deux articles truffés d’interviews vidéo sont à regarder ICI et ICI

Notre critique du film est à déguster ICI

 

 

Prix Cinevox au dernier FIFF, je me tue à le dire de Xavier Seron a épaté tout le monde pour son audace et sa maîtrise. Pour l’interprétation superlative de Jean-Jacques Rausin, aussi. Le festival de Palm Springs a d’ailleurs donné raison au jury de cinéphiles namurois en couronnant le film lors de son édition 2016.

OVNI singulier, Je me tue à le dire raconte une tranche cruciale de la vie de Michel Peneud. Pas la plus heureuse qui soit. Car Michel a peur de mourir.

Trentenaire angoissé et hypocondriaque, ce brave garçon chevelu et barbu, très poilu aussi, accompagne sa mère malade, rongée par le crabe. Une chose est certaine : s’il aime follement sa génitrice, il n’a pas envie de finir comme elle. Or depuis qu’il a décidé de mettre en vente la demeure familiale et de placer sa mère dans une maison de convalescence, Michel commence à perdre des plaques de cheveux, une grosseur inquiétante est apparue dans sa poitrine. Rarement, psychosomatisation aura été plus spectaculaire.

Ces symptômes ne sont pas sans rappeler le cancer de sa mère, mais même si le médecin lui assure que c’est bénin, il n’est pas convaincu : pourquoi propose-t-elle à Michel d’effectuer un prélèvement? Désormais, Michel en est certain : il est foutu.

Entre éclats de rire et émotion, ce premier long métrage très esthétique, filmé en noir et blanc, est une des meilleures surprises de l’année.

 

 

Produit par Tarantula, Baden Baden conte un chapitre de l’histoire d’Ana, initiée avec deux courts métrages. Dans Pour toi, je ferai bataille, le personnage d’Ana apparaît pour la première fois au sortir de l’adolescence, trouvant dans l’armée, dans la discipline et parfois même dans l’aliénation, une béquille pour être au monde. C’est clairement le film le plus autobiographique de sa réalisatrice.

Le film, réalisé dans le cadre de ses études, a récolté entre autres le Léopard d’Argent à Locarno, deux prix d’interprétation pour Salomé Richard et le grand prix du festival international d’Hambourg. Il a circulé dans plus de 50 festivals.
La seconde apparition d’Ana dans Les navets blancs empêchent de dormir marque un changement dans son personnage. Elle vit une rupture amoureuse et avance un peu plus encore vers l’âge adulte. Le film a également été sélectionné dans de nombreux festivals et a obtenu des prix à Uppsala, Belo Horizonte et Cabourg.

Ana est aujourd’hui arrivée à un point névralgique de son évolution : elle cherche à devenir une adulte. Elle a 24 ans et quitte un tournage de film sur lequel elle ne trouvait pas sa place pour revenir à Strasbourg, la ville de son adolescence.

Elle se donne pour mission de changer la baignoire de sa grand-mère pour une douche de plain-pied, configuration plus adaptée à son âge avancé. Le temps d’un été, une ancienne passion amoureuse ressurgit, sa mamy est hospitalisée et Ana tente de se débrouiller avec la vie.

En février, le film a été présenté au Festival de Berlin.

Notre critique du film est ICI

 

 

 

Deuxième long métrage de Géraldine Doignon, Un homme à la mer a été produit par Helicotronc.

Mathieu y est un biologiste marin. À 35 ans, il passe son temps sur son microscope, à découper de minuscules cadavres d’organismes marins. Il n’est pas heureux. Sa passion, c’était être en mer et il vit entre quatre murs.

Mais un événement inattendu va brusquement changer sa vie : Christine, sa belle-mère, fugue. C’est une surprise pour tous. Attiré par cet élan et curieux de la comprendre, Mathieu part à sa recherche. Il va la retrouver dans une maison au bord de la mer et découvrir enfin cette femme qu’il côtoyait sans la connaître vraiment. Grâce à elle, il va sentir grandir en lui le même désir de reprendre sa vie en main.

Après De leur vivant, émouvant huis clos familial, Géraldine ouvre l’espace et propose un casting basé sur des gens qu’elle admire particulièrement: Yoann Blanc, Jo Deseure, Christian Crahay et Bérangère Bodin forment le quatuor central de ce drame optimiste.

Le film proposé en Première Belge durant le Be Film festival nous a é-pa-té !
En plus c’est le premier film avec le héros de La Trêve en vedette, c’est dire s’il est subitement devenu un sujet d’excitation pour la planète ciné.

Premières images ICI

Notre avis ICI

 

 

Après 15 ans de vie commune, Marie et Boris se séparent. Or, c’est elle qui a acheté la maison dans laquelle ils vivent avec leurs deux enfants, mais c’est lui qui l’a entièrement rénovée. A présent, ils sont obligés d’y cohabiter, Boris n’ayant pas les moyens de se reloger. A l’heure des comptes, aucun des deux ne veut lâcher sur ce qu’il juge avoir apporté.

Coécrit avec Fanny Burdino, Thomas Van Zuylen et surtout Mazarine Pingeot à qui l’héroïne emprunte de nombreuses caractéristiques, cette confrontation ultra-réaliste, très typique de notre époque, a été essentiellement filmée à Bruxelles.

Versus est naturellement aux commandes de la production. Avec les films du Worso. La Première mondiale a eu lieu à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs.

Notre critique du film est ICI

 

 

Offline, le tout premier long métrage de Peter Monsaert avait beaucoup surpris. Au point de remporter d’emblée deux Ensors du cinéma flamand : celui de meilleur acteur pour Wim Willaert, impeccable dans le rôle d’un ex-détenu décidé à reconquérir sa famille et celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Mourade Zeguendi, premier comédien francophone récompensé à Ostende (depuis lors Babetida Sadjo a, elle aussi, été honorée pour sa prestation dans Wasteland) .

Pas étonnant dès lors que le réalisateur flamand ait souhaité continuer sa route avec le Magritte 2016 du meilleur acteur, Wim Willaert donc, pour Le Ciel flamand qui nous plonge dans le quotidien d’une famille à nouveau un peu borderline, vivant dans un lieu… inhabituel. Le Ciel flamand est en effet un bordel situé à la frontière entre la Belgique et la France. C’est là que travaille Monique, mais aussi sa fille Sylvie qui élève la petite Eline.

Trois générations de femmes donc et l’oncle Dirk (WW) qui s’occupe de la petite quand les femmes sont occupées.

 

 

Parrain de Cinevox pour nous avoir accueillis, conseillés et consacré beaucoup de temps avant même le lancement du projet, le réalisateur et BV gantois Nic Balthazar ne nous a jamais déçus. C’est un euphémisme.

Ben X et Tot Altijd, ses deux précédents longs métrages sont déjà des classiques. Et pas des films cultes incompris, non : le grand Nic a le sens du public et a su conquérir le cœur des spectateurs lui ont permis de réaliser de belles performances au box-office.

Pour Everybody happy, il a fait appel à Peter Van Den Begin, qu’on a vu récemment dans Wasteland et qui sera aussi prochainement à l’affiche de Kebab Royal de Brosens et Woodworth et de Dode Hoek de Nabil Ben Yadir; deux longs métrages dans lesquels il tient également le rôle principal. C’est assez dire qu’il sera le héros de cette fin d’année et du début 2017 au nord du pays.

Peter Van Den Begin incarne ici un comédien de stand-up embarqué dans une tournée avec une petite troupe. Au bord du surrégime, il commence à avoir des visions et à perdre les pédales. Le problème étant qu’il doit continuer à faire rire…

Everybody Happy ouvrira la 10e edition du Filmfestival Oostende, vendredi 9 septembre

 

 

 

 
Jenny, jeune médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que l’identité de la jeune fille est inconnue, Jenny se met en quête de trouver son nom…

Nouveau long métrage de Jean-Pierre et Luc Dardenne, La Fille inconnue a été présenté en compétition officielle lors du 69e Festival de Cannes.

Au cœur d’un casting très dardennien, essentiellement composé par les acteurs proches des réalisateurs, le rôle principal est tenu par Adèle Haenel, César 2015 de la meilleure actrice pour son rôle dans Les Combattants.

 

Réalisé par Christophe Van Rompaey, Vincent et la fin du monde raconte l’histoire d’un jeune garçon de 17 ans, activiste écologiste, prêt à mettre sa vie en jeu pour lutter pour la bonne cause. Mais sur sa route, il croise sa tante un peu fantasque (Alexandra Lamy) qui va tout faire pour lui redonner un peu d’espoir.

Barbara Sarafian et Geert Van Rampelberg qui incarnent les parents désemparés de Vincent sont également à l’affiche de cette comédie dramatique dont vous pouvez découvrir la bande-annonce ICI

 

 

Dans De Premier, la star flamande Koen De Bouw (Loft, de indringer, De zaak Alzheimer, Le verdict..) incarnera Michel Devreese, Premier ministre belge. Il donnera la réplique à Tine Reymer, Charlotte Vandermeersch, Dirk Roofthooft ou encore Stijn Van Opstal.

Fort occupé par ses fonctions, il doit rencontrer la Présidente des États-Unis, jouée par la comédienne britannique Saskia Reeves. Un sommet sous haute tension… puisqu’en fait le Premier qui a été enlevé n’a été relâché qu’à la condition de… tuer son homologue américaine.

Le réalisateur de ce thriller politique n’est pas franchement un inconnu puisqu’il s’agit d’Erik Van Looy, responsable du plus gros succès du cinéma flamand (Loft, donc) et d’un des films les plus marquants réalisés au nord du pays (De Zaak Alzheimer). C’est dire qu’il connaît parfaitement le potentiel de son acteur principal et qu’on devrait hériter à l’automne d’un nouveau blockbuster incontournable qu’on espère aussi découvrir dans les salles wallonnes.

Peut-être au FIFF, pourquoi pas?

 

(Copyright : Cinevox/Kaos Films)

 

Si le fiancé de votre meilleur amie était gay et avait lui-même un superbe amant, le lui diriez-vous à trois semaines de son mariage ? Si le mari de votre amie d’enfance la trompait, le lui révèleriez-vous ? Si votre sœur de cœur était trop accro à son père pour rencontrer un autre homme, couperiez-vous son cordon ? Si votre grande amie trompait son mari, la féliciteriez-vous ? Pas forcément…
Pourquoi plus on aime, plus on ment ?

Tel est le point de départ efficace de Faut pas lui dire comédie romantique very chick et flick réalisée par Solange Cicurel avec un casting plein de peps composé de Jenifer Bartoli (Ze Jenifer, parfaite ici aussi), Tania Garbarski (déjà à l’affiche d’Einstein était un réfugié, court métrage de la réalisatrice produit par Entre Chien et Loup),  Camille Chamoux, Stéphanie Crayencour, Brigitte Fossey, Laurent Capelluto, Stéphane Debac, Arié Elmaleh, Fabrizio Rongione, Benjamin Bellecour, Charlie Dupont, Nicolas Guillot et Clément Manuel.

Une jolie comédie pour les nanas qui va rendre les mecs un peu jaloux…

Cinevox a vu une première version du film et réalisé les interviews des quatre actrices, de la réalisatrice et de la productrice pour une future capsule. Avec ces éléments, on se dit que peut-être, ce tient là un des grosnsuccès de la rentrée…

D’autant que si on en juge par le nombre de lectures sur le site de notre premier article sur le site (voir ICI), l’attente est visiblement fort grande.

En France, c’est Sony qui distribuera le film le 4 janvier (premier mercredi après les vacances de Noël chez nos voisins)

 

Photo de tournage (Copyright : Cinevox/Kaos Films)

 

Jan Verbeeck est le flic le plus populaire de Flandre. A Anvers il a démantelé de nombreux réseaux de trafiquants. Beaucoup considèrent qu’il a assaini la ville. A la surprise générale, il démissionne pourtant en pleine gloire de la brigade des stupéfiants et annonce qu’il s’engage dans un parti populiste et nationaliste dans sa ville.

Dode Hoek est le troisième long métrage de Nabil Ben Yadir. Le réalisateur des Barons et de La Marche chérit depuis longtemps ce polar noir avec un fond politique, ancré dans l’actualité, mais qui scrute surtout la destinée d’un homme que tout éloigne pourtant du réalisateur et de ses convictions progressistes.

Jan Verbeeck sera interprété par Peter Van den Begin, le président du parti par la légende flamande Jan Decleir, Driss par Soufiane Chilah (Black) qui a pris 14 kilos pour le rôle. Côté wallon, on retrouvera David Murgia dans un rôle-clef, Gael Maleux et Vincent Tavier, fameux producteur, scénariste reconnu et acteur sous-estimé.

 

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